Petit rappel de l’expérience californienne En 2001, la grande presse titra sur « l’échec colossal » de la libéralisation du marché de l’énergie, dénoncée par le gouverneur de Californie, Gray Davis. C’était avant que, pour conserver le contrôle du Golden State, l’oligarchie étatsunienne sponsorise un ancien acteur musclé, Arnold Schwarzenegger, et en fasse le remplaçant de Gray Davis – sur qui George Bush, l’ami intime d’un certain Ken Lay, président du groupe Enron, fit retomber le blâme du désastre énergétique californien. Gray Davis n’avait pas tort en parlant d’échec colossal. La Californie, cœur du capitalisme nord-américain depuis les années 80, en était à prendre des mesures de rationnement sur l’électricité – comme un quelconque pays du Tiers-Monde. Victime de coupures d'électricité à répétition, le Golden State voyait son économie perturbée, sa population exaspérée par la hausse vertigineuse des factures énergétiques. Comment en était-on arrivé là ? Tout commence en 1996, quand Sacramento décide d’ouvrir partiellement le marché de l'énergie à la concurrence. La concentration verticale des producteurs et des distributeurs vole en éclat. Un nouveau marché de l’énergie apparaît, marché sur lequel les distributeurs vont s’approvisionner chez les producteurs. L’objectif est de faire baisser les prix en créant de la concurrence entre distributeurs et entre producteurs.
Dans « Le système des médias », Alain de Benoist (AdB) souligne en premier lieu que la communication change de nature quand elle change d’ordre de grandeur. Les médias de masse sont aujourd’hui mondialistes de facto, indépendamment même du contenu qu’ils véhiculent. Dès lors qu’il est devenu possible de diffuser un même message à l’ensemble de la planète, ou peu s’en faut, ce message est producteur d’uniformisation à l’échelle planétaire, quand bien même il intègrerait une critique du mécanisme d’uniformisation. Par ailleurs, ces médias mondialistes par essence sont aussi capitalistes, et même hyper capitalistes de manière totalement spontanée. Du fait des seuils d’investissement nécessaire pour entrer dans ce « système » globalisé, quand bien même le système ne serait pas pensé consciemment comme une machine au service du grand capital, il se constituerait comme tel par la force des choses, tout simplement parce que seul le grand capital peut verser le « ticket d’entrée » de l’industrie des médias de masse. Mondialisant, le système est aussi globalisant spontanément, au sens de « qui englobe toutes les activités », qui « sature les esprits ». Regarder la télévision est devenu, dans la plus grande partie du monde, la troisième activité par le temps (derrière le travail et le sommeil). Le spectacle médiatique s’est peu à peu constitué, par sa force d’attraction, en composante de base de la vie, devant, même, des activités comme faire le ménage, faire les courses, aller au café, pratiquer un sport, etc. Il en résulte que « passer à la télévision » est dans une large mesure le critère de l’existence sociale. Ce n’est plus la société qui produit les médias, ce sont les médias qui produisent la société. Ce système totalisant par essence, à la fois uniformisateur à l’échelle mondiale et englobant toutes les activités humaines, les imprégnant par la puissance de ses représentations, est porteur d’une modification des structures de la pensée. L’image remplace l’écrit, l’émotion se substitue à la réflexion, la distance entre l’objet et le sujet est partiellement abolie.
Si l'acte de naissance d'une civilisation est un acte artistique, il n'est pas totalement absurde de considérer que la disparition des Arts annonce le déclin voire la disparition de ladite civilisation. Dans ce cas, La "production" française (là aussi mettre autant de guillemets que possible) n'est plus qu'un alignement de poncifs éculés pour quadragénaires dépressifs de
Le MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples) vient de publier un rapport intitulé: « Internet, enjeu de la lutte contre le racisme ». Il est intéressant de décortiquer ce rapport, riche d'enseignements si on le lit au deuxième degré. Commençons par préciser que Scriptoblog n'est pas partie prenante. Notre site n'a pas été identifié par le MRAP comme un site raciste ou suspect de racisme (ce qui aurait été possible, puisque plusieurs sites qui nous mettent en lien sont identifiés comme tels). J'ignore ce qui nous a valu cette bienheureuse absence – peut-être notre fréquentation est-elle jugée trop faible (environ 850 visiteurs quotidiens si j'en crois notre hébergeur) pour justifier un signalement, ou bien notre configuration générale est-elle trop atypique, du fait de l'extrême diversité de nos intervenants (de l'aile gauche du Parti Ouvrier Indépendant à l'aile droite du Bloc Identitaire). Bref, on n'en saura pas plus.
Début janvier, Antony Naar a publié sur son blog un article sur la façon dont les Juifs de France et d’Europe ressentaient l’ethnocentrisme européen. A cette occasion, il a parlé de Scriptoblog : « Prenons le Scriptoblog en exemple (je le prend parce que j'ai pendant longtemps été très suspicieux à son égard et qu'il est assez illustratif) : la paranoïa complotiste aigüe qui s'en dégage, l'antisionisme monomaniaque de Michel Drac et les quelques blagues limites qu'ils font en regard à l'antisémitisme font que même moi j'ai tendance à le considérer comme traversant trop souvent la frontière de ceux avec qui je peux m'entendre et de ceux avec qui la seule relation que je puisse avoir est entre mon poing et leur figure. Si j'étais comme les 95% des Juifs de France (et je l'étais il n'y a pas si longtemps de cela), j'aurais considéré que non seulement tout ce qui vient d'eux est malsain, mais qu'en plus tous les sites les mettant en lien sont dans le même panier. » Comme le blog de Naar est de qualité, et puisque c’est l’occasion de préciser ma position sur les questions évoquées, j’ai demandé à Naar de détailler ses critiques, afin de pouvoir y répondre dans le détail. En italique, ses réponses. Sous ses réponses, mes réponses.
Sur l’identité nationale, et sur le « débat » dont on nous chauffe les oreilles, voici une liste de questions que je me pose : Faut-il que nos entreprises aient une identité nationale ? En particulier quand elles sont actives dans les industries de souveraineté ? Peut-on considérer qu’elles ont encore une identité nationale quand leur capital est détenu par des fonds de pension anglo-saxon et des fonds spéculatifs logés dans les paradis fiscaux ? (remarque : cette question n’est jamais posée) Peut-on avoir une identité quelconque quand on est aliéné au point de se transformer en homme sandwich pour les fringues de marques pour pauvres ? Peut-on avoir une identité quelconque (je ne parle même pas spécifiquement d’identité nationale) quand le seul moyen d’être quelqu’un, c’est de ressembler aux autres, plus une infime différence qui veut dire : « je suis pareil mais mieux » ? (remarque : cette question n’est jamais posée) Sarkozy est-il français ? Un type qui fait son jogging avec un teeshirt « special agent » est-il français ? Quelle est l’identité nationale de Sarko ? (remarque : cette question n’est jamais posée)
L'autre jour, en ouvrant le courrier de Scriptoblog, nous avons eu la surprise de trouver une sympathique plaisanterie. Avec l'accord de l'auteur (qui préfèrera sans doute rester anonyme), on vous en fait profiter !
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Lettre que je me propose d’envoyer à certains élus de la république (Cette lettre a été refusée par Malika Sorel sur son site très sérieux, ce qui est son droit. Elle n’a pas hésité à en publier l’introduction, tout aussi énaurme mais qui ne concernait qu’elle, ce qui est également son droit). Cher Elu, J’ai appris de la bouche de l’un des plus brillants ministres de l’actuel gouvernement –Monsieur Besson pour le nommer- que l’identité nationale française n’existait pas, l’histoire du pays se réduisant à celle d’un « CONGLOMERAT ». Je trouve l’expression particulièrement judicieuse et heureuse, et je compte alerter le plus de personnalités politiques et médiatiques possibles afin de la promouvoir. Voici dans quelles directions vous pourriez œuvrer utilement en apportant votre expérience, votre compétence, et en alertant vos relations.
« Notre rôle est sacré. » Maréchal Lyautey
Toute sa vie durant, le Maréchal Lyautey est préoccupé par les problèmes sociaux. Militaire, il est persuadé que l'officier a un rôle clé à jouer dans cette optique. Sur demande de son ami Melchior de Vogüe, il rédige un texte sur le rôle social de l'officier dans le service militaire alors universel, où le champ d'action sociale qu'il préconise pourrait s'élargir à toute la jeunesse. L’occasion pour nous d’étudier un texte bien oublié, mais qui fut important dans l’histoire des relations entre la France et son armée… |

































