Accueil feed-image
Notes sur oeuvres - Economie
petrole

Richard Heinberg commence par rappeler une évidence : l’énergie n’est pas une ressource parmi d’autres. C’est celle qui rend possible l’utilisation des autres. Sans énergie, tout l’édifice de la société industrielle est voué à s’effondrer.

La fin des hydrocarbures bon marché pourrait donc sonner le glas de notre mode de développement.

Son propos mérite d’être étudié. Nous ne nous prononcerons pas sur sa justesse scientifique. Visiblement, c’est un travail sérieux. Mais nous ne sommes pas compétents pour juger jusqu’où il est sérieux. En revanche, ce qui est certain, c’est que ce propos éclaire les préoccupations qui doivent, aujourd’hui, être partagées par les dirigeants de l’économie occidentale.

Accrochez-vous, ça dépotte !

 
Notes sur oeuvres - Géopolitique

eauDirecteur de l’observatoire de recherche internationale sur l’eau de l’université de Laval au Québec, Frédéric Lasserre a consacré un petit livre très clair à la vulgarisation sur le problème. Note de lecture.

 
Billets d'auteur - Economie

willEn ces temps de mensonge, on sait qu’une nouvelle est importante quand les médias la passent sous silence. Dans le genre, le résultat du référendum en Islande sur le remboursement des dettes de la banque islandaise Icesave restera comme un cas d’école : silence radio, ou peu s’en faut. On devrait nous en reparler dans quelques jours, j’imagine, quand la contre-attaque du Pouvoir sera déclenchée. Pour l’instant, quel calme. A peine une dépêche Afp ici ou là. Pour le reste : circulez, y a rien à voir.

Et pourtant, ce n’est pas rien,  ce qui vient de se passer au pays des geysers. Les Islandais ont dit non au remboursement de la dette Icesave par 93 % des voix (contre 1,5 % de oui – on connaît la proportion de membres de la Surclasse Transnationale en Islande, c’est intéressant).

En clair, cela veut dire que le peuple islandais demande à la haute finance d’aller se faire voir chez les Grecs (facile). L’Etat islandais avait nationalisé en catastrophe la banque « plantée » par le krach de 2008, reprenant de facto ses gigantesques dettes (5,5 milliards de dollars, 35 % du PIB de l’Islande). Le peuple islandais vient de faire savoir qu’il faisait valoir un droit d’inventaire sur l’héritage.

Le silence radio de nos médias s’explique facilement : si l’attitude islandaise devait faire jurisprudence, tout l’édifice de la finance mondialisée serait par terre en 24 heures. Avec quelque chose comme 80 000 milliards de dettes pour un PIB de l’ordre de 30 000 milliards, l’Occident est en faillite. Ses banques avec. A présent que les Chinois ont fait savoir qu’ils n’entendaient pas régler la facture, il ne reste qu’un seul espoir au système : que les peuples payent l’addition. Les Islandais viennent de montrer la voie : ils ont refusé.

 
Billets d'auteur - Economie
breadline1929Il faut le dire, même si c’est un peu gênant à l’égard de notre (nos ?) éventuel(s) lecteur(s) grec(s) francophone(s) : en Grèce, il ne se passe pas grand-chose. Que l’Etat grec soit au bord de la cessation de paiement est très ennuyeux pour les Grecs, voilà une chose qu’on ne peut nier. Que cela soit réellement gênant pour l’Union Européenne, a fortiori pour l’économie mondiale, voilà qui, en revanche, est tout à fait faux.

Rappelons les ordres de grandeur, histoire de remettre les pendules à l’heure.

Le PIB de la Grèce avoisine 340 milliards de dollars, soit 2,3 % du PIB de l’Union Européenne et 3 % de celui de l’Euroland (petit joueur). Le pays présente la particularité déroutante d’importer 3 fois plus qu’il n’exporte (60 milliards de dollars contre 20 milliards), et de dépendre, pour financer ce trou béant, d’un énorme secteur touristique (15 % du PIB). La corruption est endémique (généralisée serait plus juste), l’économie informelle (terme pudique pour « marché noir ») franchement surdimensionnée (omniprésente si on préfère). Avec une dette extérieure totale estimée à 550 milliards de dollars (160 % du PIB) et une dette publique de l’ordre de 300 milliards d’euros (chiffre du gouvernement grec), ou plutôt 400 milliards d’euros (120 % du PIB, calcul aimablement fourni par les experts de la banque allemande Commerzbank), la Grèce est techniquement en faillite (un pays structurellement déficitaire, à faible croissance et dont la dette publique, en grande partie extérieure, dépasse le PIB, est un pays en faillite – là-dessus, pas de contestation possible). Soit dit en passant, pour ceux qui s’étonneraient que le gouvernement grec se soit « trompé » à hauteur de 30 % du PIB national concernant la dette publique (c’est pas chez nous qu’on verrait ça !), précisons que « l’erreur » a été facilitée par l’ingénierie financière fournie (moyennant commissions, cela va sans dire) par les petits génies de Goldman Sachs, au moment où la Grèce peinait à entrer dans la zone euro.

Faillite, donc, et faillite frauduleuse, en prime.

 
Actu Scripto - Actualité des amis du site

 

Greau_local_conf_11mars

 

 
Actu Scripto - Actualité des éditions Le Retour aux Sources

François Sainz, gérant des éditions Le Retour aux Sources, interwievé par Novopress au sujet de notre actualité. Nouveautés en perspective, avancement du projet, etc.

 
Notes sur oeuvres - Géopolitique

israel_croquisPour John J. Mearsheimer et Stephen M. Walt, deux universitaires américains reconnus, la politique étrangère des Etats-Unis est trop pro-israélienne pour qu’il ne s’agisse là que d’un choix stratégique purement américain. Un lobby pro-Israël, très puissant, perturbe la stratégie de la (provisoirement ?) première puissance mondiale.

Fait révélateur : les deux grands candidats aux élections US, depuis plusieurs décennies, s’opposent plus ou moins franchement sur tout, sauf sur UN sujet, totem impossible à renverser, tabou impossible à transgresser – la sécurité d’Israël, évidemment.

Pourquoi le soutien à Israël est-il devenu la vache sacrée de la politique US ?

Parce qu’Israël est un partenaire incontournable dans la « lutte contre le terrorisme » ? Non, évidemment : si quelque chose peut appeler le terrorisme anti-américain, c’est précisément le soutien à Israël. Parce qu’Israël serait « le seul pays moyen-oriental qui partage les valeurs démocratiques » ? Non, là encore : le comportement d’Israël à l’égard des Palestiniens écorne régulièrement son image dans le monde, et par contrecoup, celle des Etats-Unis.

Pour John J. Mearsheimer et Stephen M. Walt, c’est le lobby pro-Israël qui explique la politique étrangère des USA s’agissant du Moyen-Orient.

 
Billets d'auteur - Politique

humeurJe viens de démissionner de mon poste au Bureau National d’E&R et de quitter l’association. Sans entrer dans les détails, cette démission n’est pas liée à la crise récemment survenue dans cette association. Si cette crise n’avait pas eu lieu, j’aurais annoncé mon départ après le congrès prévu initialement fin mars, et que j’avais aidé à préparer. Le divorce Alain  Soral/Marc George (voir les détails ici pour ceux qui n’ont pas suivi le feuilleton) n’a fait qu’accélérer les choses. Le congrès annulé, je n’ai plus de raisons de différer mon départ.

Pour éviter qu’on glose inutilement sur mes motivations, les voici en quelques mots. Je me suis tout simplement rendu compte qu’on ne pouvait pas réellement écrire, publier et militer. Il y a des contraintes de temps. C’est que militer dans une association comme E&R, mine de rien, c’est du boulot !

Et puis, être « marqué » E&R, c’est se couper plus ou moins de tous ceux qui n’y militent pas, et surtout de tous ceux qui militent ailleurs !

La conversation standard avec un militant dans une organisation opposée à E&R pouvait ces derniers mois donner le résultat suivant :

« J’ai lu ton bouquin, c’est pas mal, tu m’as presque convaincu, mais tu milites à E&R. »

« Et alors ? »

« Et alors, je ne peux pas donner raison à quelqu’un qui milite à E&R ! »

Je quitte donc l’association en bons termes avec mes ex-camarades, et si je fréquenterai peut-être encore E&R comme intervenant externe, je n’en suis plus membre. Objectif : maison d’édition, écriture. Et plus d’étiquette sur le dos. Ça va simplifier les choses.

 
Vidéos - Les documents externes

 

 

La DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure – services secrets français) n’est pas une institution particulièrement bavarde. En règle générale, quand un fonctionnaire au sein de la DGSE prend la parole publiquement (a fortiori au Sénat), il ne le fait pas sans avoir d’abord obtenu validation de sa ligne hiérarchique. Et cela, quand bien même il serait un « ancien » chef de service (dans ces métiers-là, il n’y a pas vraiment de retraite, pas non plus vraiment de sortie de fonction – ces gens-là en savent beaucoup trop pour qu’on les laisse filer dans la nature déliés de leur serment de fonctionnaire).

Il est donc particulièrement intéressant de relever les déclarations de monsieur Chouet, ancien chef du service renseignement de sécurité de la DGSE, lors d’un colloque au Sénat, intitulé « Le Moyen-Orient à l'heure nucléaire ». Il faut bien voir que ce que nous dit monsieur Chouet ne signifie pas seulement « ce que ça dit ». Cela signifie aussi qu’on a décidé de le dire. « On » étant, en l’occurrence, une partie au moins du haut organigramme de la DGSE. Il n’y a pas d’autre explication possible à cette intervention.

Or, ce que nous explique monsieur Chouet, c’est qu’Al-Kaïda n’existe plus depuis 2002. Et que depuis cette date, c’est l’ingénierie des perceptions conduite par la puissance occidentale qui a fabriqué cette « marque » du terrorisme islamiste. Pour nous, ce n’est pas une surprise (ça fait longtemps que nous avions compris). Mais la surprise, c’est que ça vienne de la DGSE.

Il faut en déduire qu’il se passe, très au-dessus de nos têtes, des choses que nous ne soupçonnons pas. Une fraction de l’appareil d’Etat, en particulier, donc, dans les services secrets, conteste la ligne au nom de laquelle le chef de l’Etat envoie actuellement des troupes en Afghanistan. Ce n’est pas rien : il y a une forte résistance au sommet de l’appareil d’Etat. Nous nous en doutions depuis l’affaire Chauprade, nous en avons confirmation. Plus important encore, il semble que cette fraction se sente assez forte pour sortir à découvert. On voit bien, à l’attitude de monsieur Chouet, qu’il n’est pas là pour faire un numéro de kamikaze. Il prend bien soin de ne pas franchir la ligne rouge : le 11 septembre, la question de l’intentionnalité des errements de la politique américaine… Mais à moins d’être complètement bouché, tout le monde peut comprendre ce qu’il veut dire.

Voilà qui ne manque pas d’intérêt.

 
Vidéos - Les documents externes

 

 

 
Bannière
Bannière
Bannière
Identification
 : 

 : 

  
Recherche sur le site
Votre panier
VirtueMart
Votre panier est actuellement vide.

Toutes nos publications
Chroniques systémiennes
Chroniques systémiennes
€25,00

Nouvelles scandaleuses
Nouvelles scandaleuses
€12,00

Tapis de bombes
Tapis de bombes
€12,00

De la souveraineté
De la souveraineté
€15,00

Nouvelles incorrectes
Nouvelles incorrectes
€12,00

Hoplitos
Hoplitos
€15,00

L'art de la guerre
L'art de la guerre
€12,00

Céfran
Céfran
€12,00

La Question Raciale
La Question Raciale
€15,00

Le moteur de l'Histoire
Le moteur de l'Histoire
€11,00

La dixième porte
La dixième porte
€17,00

Troll n'roll
Troll n'roll
€14,00

Crise ou coup d'Etat ?
Crise ou coup d'Etat ?
€14,00

Conte Barbare
Conte Barbare
€16,00

Eurocalypse
Eurocalypse
€23,00

Derniers commentaires
RSS
S'inscrire aux lettres d'information







Sondage
Que voulez-vous ?
 
Sites conseillés
Bannière
Bannière
Bannière
Bannière
Bannière
Bannière
Bannière
Bannière
Bannière
Bannière
Bannière
Bannière
Bannière
Bannière
Bannière
Bannière
Ils résistent
Bannière
Bannière
Bannière
Bannière
Bannière
Bannière
Bannière
Bannière
Bannière