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Notes sur oeuvres - Economie
breadline1929

Tout ne va pas continuer comme avant. Cette fois, même les économistes  « institutionnels » le reconnaissent. Ouvertement. Pas seulement en privé, en « off ». C’est clair, c’est net : les économistes installés dans le Système le savent, le disent : le Système, ça ne marche plus. Plus pour l’instant du moins. Plus en l’état.

Patrick Artus et Marie-Paule Virard (A&V) dressent le constat, et franchement, ça fait plaisir de les lire.

J'adore les voir paniquer.

Je trouve qu'il y a là une forme de justice immanente.

 
Notes sur oeuvres - Sociologie
Gauchet

Marcel Gauchet (MG) s’intéresse ici à l’histoire de la laïcité pour éclairer les conditions de sa présente crise.

A ses yeux, la modernité est, tout simplement, la « sortie de la religion », c'est-à-dire non la disparition de toute croyance religieuse, mais l’anéantissement par la démocratie représentative du caractère structurant de la religion sur le plan politique. Il ne s’agit donc pas, toujours à ses yeux, d’analyser une « laïcité » qui serait parfaite neutralité à l’égard du religieux, mais bien de décortiquer la crise d’un mode de pensée fondamentalement areligieux, d’un moment historique où la politique, définie comme libératrice, a pris la place de la religion – un moment que nous avons pris l’habitude de dissimuler sous les atours plus neutres d’une simple mise à distance.

 
Notes sur oeuvres - Economie
secu

 

Julien Duval s’est donné pour tâche de réfuter l’approche institutionnelle du problème de la protection sociale. A ses yeux, cette approche est caractérisée par deux biais méthodologiques qui la disqualifient : d’une part, elle réduit le débat à sa dimension technique, ce qui a pour effet de le couper de ses enjeux politiques, sociaux, économiques réels ; d’autre part, elle repose sur une comptabilité largement artificielle.

Note de lecture, pour un autre point de vue sur une question-clef.

 
Actu Scripto - Actualité du site

clockNous sommes en ce moment en train d'installer des fonctions supplémentaires sur scriptoblog, ce qui nous oblige à quelques ajustements techniques délicats. Donc pas d'inquiétude si, dans les jours qui viennent, le site est temporairement hors service.

Merci de votre compréhension, chers visiteurs !

 
Notes sur oeuvres - Philosophie
michea

Comme l’indique d’emblée Michéa, il s’agissait pour lui, avec cet ouvrage, de mettre à disposition du lecteur une « boîte à outils philosophiques » pour déconstruire les mythes modernes de la Technique et de l’Economie. Au-delà de l’entretien initial avec Aude Lancelin, donc, plongée dans une déconstruction méthodique de la théodicée progressiste.

Orwell est repris par la propagande officielle pour ses deux romans, réduits à l’antisoviétisme. Après sa mort, la CIA a obtenu l’achat des droits d’adaptation de ses romans, s’arrangeant au passage pour en effacer les aspects anticapitalistes et anarchisants (vacuité du film 1984 de Radford avec John Hurt…) – son anticapitalisme étant vu comme obsolète. L’intérêt philosophique des écrits politiques d’Orwell est pourtant profond. Il tient notamment à sa rupture d’avec le dogmatisme et les jeux de pouvoir, et donc avec leur paradigme privilégié, la démocratie représentative contemporaine du politicard carriériste, dont la volonté de puissance fonde secrètement, pas seule mais en grande partie, l’impossibilité présente d’établir une société décente. Cet amour du pouvoir est motivé par l’immaturité, l’égotisme et, si on va au fond des choses, l’incapacité à penser correctement le rapport à l’autre ; le mal veut que les représentants de ces pathologies s’orientent naturellement vers les positions dominantes de la société. De cette analyse, bien sûr, découle le socialisme anarchisant d’Orwell, aussi éloigné des doctrines prédigérées du communisme « réel » que de la soumission au Divin Marché.

 
Notes sur oeuvres - Géopolitique
emmanuel

Le propos d’Emmanuel Todd et Youssef Courbage est d’examiner l’islam dans son rapport à la modernité, plus particulièrement sous l’angle démographique. Leur conclusion est que le discours aujourd’hui largement véhiculé par les médias institutionnels correspond à une analyse superficielle, simple habillage d’un propos propagandiste : non, l’islam n’est pas réfractaire à la modernité. Et bien loin d’assister à un « choc des civilisations », nous assistons, selon Todd et Courbage, à leur convergence – le « rendez-vous des civilisations ».

 
Notes sur oeuvres - Littérature
Pasolini

Comme nous le rappelle Michéa dans son Orwell éducateur, si Pasolini n’a pas encore été mis aux oubliettes, c’est en raison de son homosexualité, qui aujourd’hui fait très tendance. Mais sur le fond, cela ne change rien : comme l’œuvre d’Orwell, celle de Pasolini est victime de l’essentialisme crasse du crétin post-ado post-moderne, qui en évacue la portée réelle. La portée et le sens, car à la lecture de « Rêve d’une chose », si une certitude apparaît, c’est bien l’opposition complète entre le communisme pasolinien et le gauchisme caviar de l’étudiant petit con inculte, égoïste et déraciné.

 
Actu Scripto - Actualité du site

playa


C'est l'été, et Scriptoblog part en vacances !

Nous donnons rendez-vous à nos  lecteurs le 23 août 2010, pour une nouvelle année de notes de lecture, de billets d'auteurs, de publications...

Un point d'étape, en attendant, sur le blog.

 
Actu Scripto - Actualité des éditions Le Retour aux Sources
chocsimulacre

Présenté par Michel Drac, ce livre de synthèse offre un panorama des forces agissantes autour du concept pivot de « Choc des civilisations ». C’est une analyse et mise en perspective des trois grandes tendances qui débattent, collaborent et s’affrontent au sein des élites dirigeantes anglo-saxonnes et israéliennes : les néoconservateurs, les conservateurs réalistes, les mondialistes. Ce livre décode la complexité interne du phénomène impérialiste à ce stade de son développement, pour expliciter les stratégies de communication polymorphes, à la fois complémentaires et concurrentes, déployées par la puissance américaine et ses alliés, britanniques et israéliens.

Sont abordés :

- La genèse et le développement du concept de « choc des civilisations », autour des œuvres de Samuel Huntington et Victor Davis Hanson.

- Les concepts et méthodes de la « guerre de quatrième génération », conçue par les stratèges US, ainsi que leurs diverses déclinaisons par le Project for a New American Century, Zbigniew Brzeziński, George Soros.

- Les stratégies de communication utilisées actuellement pour déstabiliser le régime iranien et/ou préparer une attaque contre l’Iran.

Ce livre aborde aussi la question de l’immigration musulmane en Europe, et de son instrumentalisation possible, dans le cadre d’une stratégie impérialiste visant à fragiliser l’Etat français.

Disponible dans la boutique.

 
Notes sur oeuvres - Histoire
maroc

 

« Sans la pression européenne au 19ème siècle, il y aurait eu de moins en moins confusion entre patrie terrestre et patrie de l'esprit. Un monde musulman, qui connaissait depuis longtemps une multiplicité des pouvoirs politiques, ne pouvait pas rester toujours étranger à une notion territoriale. »

Le sentiment patriotique s’exalte lorsque le territoire national est menacé, et alors, l’union fait place à la dissension.

Apparemment, du moins.

Mais qu’en est-il dans une société extra-européenne comme au Maroc, à un moment – la pression européenne – où le Maroc en tant que nation n’existait pas ?

C’est la progressive invasion étrangère qui, par réaction, va former ce qui deviendra plus tard la nation marocaine. Laroui effectue ici une étude philologique destinée à mettre en lumière les fondements idéologiques du nationalisme marocain, en liaison avec leur cadre socio-historique. Le choix des dates : 1830 est la prise d’Alger, qui a bouleversé les rapports avec l’Europe et le sentiment marocain, et 1912 est la mise du Maroc sous protectorat.

 
Actu Scripto - Actualité des amis du site
Crises de Sens - Titre


INTRODUCTION

Deux livres me valent d’être ici aujourd’hui : « Crise ou coup d’Etat ? » et « Crise économique ou crise du sens ? ». Je vais tenter de les synthétiser pour vous.

Commençons par préciser la question : « Crise économique ou crise du sens ? ». Il ne s’agit pas ici de choisir entre ces deux modèles de crise. Les deux crises coexistent, c’est évident. Il s’agit de savoir quelle crise est en amont de l’autre, quelle crise explique l’autre, et comment.

Ma thèse est qu’en amont, il y a la crise du sens.

Formuler cette thèse me paraît utile, parce que poser le bon diagnostic, c’est se donner les moyens de proposer le bon traitement. Il s’agit de remonter à la racine du mal pour sortir des discours circulaires promus, actuellement, hélas, par une grande partie des analystes.

Discours circulaire, bien sûr, de la part des acteurs du bloc institutionnel, dont la pensée s’articule entièrement autour d’une interrogation limitative : « comment maintenir à flot le système socioéconomique, donc politique, qui s’écroule par pans ? ». Interrogation limitative, bien sûr, puisqu’elle évacue d’emblée une question amont : faut-il maintenir ce système ? N’est-il pas, en lui-même, le véritable problème ?

Mais discours circulaire aussi, hélas, cent fois hélas, de la part des contestataires de l’ordre établi, dont la pensée reste enclose à l’intérieur du paradigme défini par le système en train de s’écrouler. Par exemple, qu’il faille, aujourd’hui, revoir les règles du partage de la valeur ajoutée, voilà qui n’est guère contestable. Mais ne faut-il pas aussi, au-delà du domaine économique, poser la question de la valeur ajoutée en elle-même ? S’interroger sur la notion ? Qu’est-ce qu’une valeur ajoutée ? Que signifie « ajouter » ? De quelle valeur parle-t-on ? Voilà les vraies questions.

Dire la crise du sens est aujourd’hui une étape incontournable, pour pouvoir, enfin, formuler ces vraies questions. Il s’agit de comprendre dans quelle prison nous sommes enfermés, pour pouvoir ensuite nous en évader. Il s’agit de prendre conscience des prédicats non dits, et souvent non sus, du système dont nous subissons aujourd’hui l’évolution cataclysmique. Il faut comprendre d’où vient ce système, ce qu’il traduit en profondeur, quel sens il construit – ou ne construit plus.

Pour approcher ces questions-là, je vous convie aujourd’hui à un petit exercice de réflexion.

Je n’entends pas, ici, apporter des réponses. Je veux proposer une manière de poser le problème. Je ne suis pas là pour dire « voilà le vrai ». D’abord, parce que je ne suis pas qualifié pour dire cela. Ensuite, parce qu’il est de toute manière trop tôt. Il s’agit ici de dégrossir les briques de base d’une critique à bâtir.

Pour la clarté et la vie de l’exposé, j’ai décidé de raisonner par analogie entre les crises du passé et celles du présent. Bien souvent, l’analogie permet de mettre en lumière une évolution historique lourde que, captifs du flux informationnels instantané, nous ne percevons pas en temps normal.

Deux crises historiques me semblent se répliquer dans la crise actuelle : 1789, la chute de l’Ancien Régime, et 1643, la chute de l’Empire Espagnol.

Commençons par décrire ces deux crises du passé.

 
Billets d'auteur - Actualité

grevereveAlors que les affaires Amara, Boutin, Joyandet, Blanc, Estrosi et du fiston Bachelot sont les écrans de fumée de l'affaire Woerth-Bettencourt-Sarkozy, elle-même écran de fumée de l'énorme scandale des rétro-commissions de Karachi, et qu'une atmosphère de décomposition générale et de délabrement moral devient chaque jour un peu plus étouffante, et n'est pas sans rappeler l'odeur pestilentielle qui régnait en 1993 sous Mitterrand avant la dérouillée historique subie par la gauche aux législatives,  la droite des affaires poursuit le programme qui est le sien depuis 2007 : "Défaire méthodiquement le programme du CNR" (Denis Kessler).
En plus de ce "programme", le gouvernement Sarko-Fillon n'hésite pas à aller au devant des exigences du FMI de DSK, des marchés financiers et des agences de notation.
Pour le plus grand malheur de la France.

 
Notes sur oeuvres - Sociologie
racines

 

« La notion d’identité est le produit d’une crise d’appartenance. »

La marotte de Bauman, c’est la modernité qu’il nomme « liquide », en rupture avec une modernité plus ancienne, « solide ».

Qu’est-ce à dire ?

Le « solide » comprend une fixité, des normes stables et étalées dans le temps, des repères clairement définis, bref la modernité conservant des vestiges de l’époque pré-moderne. Dans le « liquide », au contraire, rien n’est immuable, la mobilité est totalisante, les repères fixes abolis, les normes et valeurs supérieures régissant le vivre-ensemble sont, si ce n’est abolies, du moins en questionnement. D’où la nécessité de bâtir une analyse de l’identité sous son angle « liquide », où cadres et institutions sociales ont été « liquéfiés » et où l’imaginaire collectif de nos concitoyens serait empli d’un désir d’éphémère, de mobilité, loin d’une stabilité désormais honnie.

 
Actu Scripto - Actualité des amis du site

Crises de Sens - Titre


Le 26 juin 2010, les scriptoblogueurs étaient au centre Saint-Paul, pour une série de conférences. Ambiance décontractée mais studieuse pour la quarantaine de participants...

Ci-dessous, la conférence de Maurice Gendre, sur les racines de la crise économique et sociale. Un conseil : écoutez jusqu'à la fin, même si vous connaissez déjà les informations apportées, à titre de rappel, au début de l'intervention.

[Merci à Enquête et Débat pour l'enregistrement]

 
Notes sur oeuvres - Sociologie
ballon_foot

 

« Un sport du peuple, par le peuple et pour le peuple. »

Au moment de la rédaction de ces lignes – fin juin – nous sommes en plein Mondial. L’événement par excellence pour galvaniser les amateurs de football, pour énerver encore plus les réfractaires, et au passage pour évacuer une fois de plus le fait politique de la vie publique en général, et des médias en particulier.

Mais parlons du texte qui nous intéresse…

Ce petit essai de Jean-Claude Michéa, disciple intellectuel d’Orwell mais aussi passionné de football, est avant tout un hommage au livre de l’écrivain et journaliste uruguayen Eduardo Galeano, intitulé Le Football, ombre et lumière, daté de 1995. Comme il fallait s’y attendre avec Michéa, au-delà du simple hommage à l’intérêt philosophique du livre de Galeano, ce petit essai est une critique de la destruction / dénaturation méthodique – par le capitalisme moderne – de ce sport, LE sport populaire par excellence. Résumé.

 
Actu Scripto - Actualité des amis du site

 

 

Vidéo disponible sur Enquête et débat.

 
Actu Scripto - Actualité des amis du site

 

crisedusens

 

 
Rencontres - Les intervenants externes
israel_croquis

Jacob Cohen, auteur du Printemps des Sayanim, nous demande par email de répercuter l'interview ci-dessous.

Ce que nous faisons volontiers...

*

Pourquoi ce titre ?

J’ai voulu que le terme « sayanim » apparaisse d’emblée et interpelle le lecteur. On se pose la question, et la définition se trouve juste dans les premières lignes de la 4e. La problématique est installée, sans faux-fuyants, et sans réserve. Idéalement, j’aimerais que ce terme entre dans le vocabulaire courant, dans les analyses, et dans les commentaires.

Voulez-vous nous la rappeler ?

Les sayanim – informateurs en hébreu – sont des juifs de la diaspora qui, par « patriotisme », acceptent de collaborer ponctuellement avec le Mossad, ou autres institutions sionistes, leur apportant l’aide nécessaire dans le domaine de leur compétence.

 
Notes sur oeuvres - Cinéma
allseeingeye

 

« Je décide, tu exécutes. » (Frank Castle)

Après avoir réalisé Hyper Tension 1 & 2, cocktails survitaminés d’action déjantée à l’ambiance très jeu vidéo, les réalisateurs-scénaristes-producteurs Mark Neveldine et Brian Taylor nous pondent un autre film, cette fois bien plus critique à l’égard du virtuel : Ultimate Game. Un film d’anticipation bien plus subtil que ne l’annonce l’affiche du film, avec son « certains jouent pour survivre » nous le faisant prendre – magie publicitaire – pour un énième film d’action bourrin.

Le film s’ouvre sur la reprise de Sweet Dreams par Marylin Manson, avec comme seul message : « Dans un avenir pas si lointain. » Sur les buildings, sur les murs et même sur les pyramides sont projetées d’énormes annonces digitales – bien plus grosses que pour les autres pubs – pour Slayers (les Tueurs). Puis vient tout de suite la plongée dans l’action, nous pénétrons dans l’univers de Slayers, sorte de Counter Strike réel.

Voyant ce que voit un des tireurs, avec une vision style cyborg à la Terminator, nous voyons apparaître la distance restante jusqu’au « point de sauvegarde ». Des figurants passent, comme dans un vrai jeu (un homme avec un attaché-case, un autre, se voyant remettre de l’argent à un guichet au milieu des coups de feu, reçoit le sang d’un tireur tué et reste de marbre). Le décor est celui d’une guérilla urbaine.

Cependant, les tireurs ne sont apparemment pas maîtres d’eux-mêmes : « Fais-moi me retourner » marmonne Kable, notre protagoniste. On découvre alors subrepticement deux mains juvéniles dans un décor extérieur exécuter un bref mouvement. Kable se retourne et abat ses ennemis. Arrivé dans la rue près du point de sauvegarde, il marche, hagard, blessé, parmi ce qui ressemble plus à des zombies qu’à des hommes. Tous se dirigent vers le même endroit. Générique.

Nous sommes ensuite propulsés sur le plateau de Talnet, chaîne où se tient le Gina Parker Show, avec en invité le personnage-clé du film, Frank Castle. Personnage-clé car il est l’inventeur à la fois du jeu Société, diffusé en 2010 (sorte d’hybride entre les Sim’s et Second Life, avec cette fois-ci des personnes réelles) et « plus récemment » de Slayers, boucherie dont les protagonistes sont des condamnés à mort qui s’entretuent, et sont libérés au bout de 30 victoires consécutives. Se voyant porter la contradiction par la journaliste – mauvaise chienne de garde qui appuie où ça fait mal – Castle répond par un bel exercice de com’. La fin de l’entretien débouche sur les écrans piratés par Humanz, un collectif refusant le « contrôle mental ».

Dans Société, où nous sommes ensuite plongés par le biais de la femme de Kable (qui y est actrice), le gamer, derrière son écran d’ordinateur, choisit le style de son « acteur », habits, couleur de cheveux, un mélange de réel et de numérique. La plupart des acteurs et actrices sont en petite tenue, les femmes bien souvent seins nus, avec des looks tous plus post-punks et excentriques les uns que les autres.

Retour ensuite à Slayers pour une nouvelle session, où après une nouvelle victoire – ou plutôt survie – Kable (contrôlé par Simon, un gosse de riches) est acclamé à travers le monde entier par des foules immenses : Los Angeles, Barcelone, Bagdad, Bombay, Beijing.

Par la suite, ayant réussi à s’échapper grâce à une intervention de Humanz, Kable tentera de délivrer sa femme et de désactiver le contrôle mental dont elle est victime, après avoir lui-même été déconnecté. Il se rend ensuite chez Castle pour aller chercher sa fille, mais son cerveau à nouveau cracké par les sbires de ce dernier, il s’en faudra de peu qu’il passe de vie à trépas : seule l’intervention conjuguée de la journaliste et de Simon, qui peut reprendre le contrôle de Kable, permettra que Castle soit tué et que soit mis un terme à sa tentative hégémonique de contrôle mental mondial.

 
Actu Scripto - Actualité des éditions Le Retour aux Sources

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Récemment est paru dans l'Aberration un texte qui, franchement, ne pouvait paraître que dans ce journal-là.

Dixit une improbable bande de plumitifs...

"Pour les cinq de Villiers-le-Bel

A Villiers-le-Bel, les 25 et 26 novembre 2007, un renversement s’est produit : ces gamins que la police s’amuse de mois en mois à shooter ont à leur tour pris leurs aises avec ceux qui les ciblent. Ces quartiers submergés par une occupation devenue militaire ont, un temps, submergé les forces d’occupation. Les roueurs ont été roués. L’espace de deux soirées, la peur a changé de camp. Comble de l’horreur, il paraît que les émeutiers étaient «organisés».

C’est cela l’événement de Villiers-le-Bel. Si l’ordre de ce monde s’affirme jusque dans les recoins les plus infimes de l’existence comme un ordre policier, cet ordre a été, en un point nommé Villiers-le-Bel, renversé. [...] En novembre 2007, l’histoire était à Villiers-le-Bel. Dans ces moments politiques, les choses sont rendues à une simplicité aveuglante. On est soit du côté de la police, soit du côté du peuple. Il n’y a pas de tiers parti.

Aujourd’hui s’ouvrit à Pontoise le procès des prétendus «tireurs de Villiers-le-Bel». L’année dernière, le procès des premiers émeutiers avait été l’occasion d’une formidable unanimité journalistique contre les prévenus, et c’est le même phénomène qui se profile aujourd’hui. Comme Gambetta traitait la Commune d'«insurrection criminelle» et célébrait «le dévouement, la sagesse» des conseils de guerre chargés de liquider les communards, comme le bon Tocqueville louait durant le massacre de juin 1948 (sic) ces troupes qui «font admirablement leur devoir», les inculpés seront forcément présentés comme des délinquants-polygames-à-femme-en-burqa. [...]

Une justice qui avaliserait de tels procédés ne serait plus qu’une chambre d’enregistrement de l’arbitraire policier. Ce serait une nouvelle étape dans la «guerre totale aux bandes» où le pouvoir en place croit trouver son salut. Ce serait couvrir la vengeance privée de l’institution policière contre le peuple de Villiers-le-Bel. [...]"

Signataires : Pierre Alféri Ecrivain, Keny Arkana rappeuse, Miguel Benassayag Ecrivain, Rokhaya Diallo Militante associative et chroniqueuse, Dominique Grange Chanteuse, Eric Hazan Editeur, Hugues Jallon Editeur, Serge Quadruppani Ecrivain, Benjamin Rosoux Tarnacois,  Bob Siné Dessinateur, Jean-Marie Straub Cinéaste, Miss. Tic Artiste plasticienne, Rémy Toulouse Editeur, Dominique Tricaut Avocat, Antoine Volodine Ecrivain.

Ce texte, qu'on pourra trouver caricatural, nous rappelle une des "nouvelles scandaleuses" de Maurice Gendre et Jef Carnac. Et ça nous le rappelle tellement, que nous ne résistons pas au plaisir de vous offrir cette "nouvelle" ô combien scandaleuse... et prémonitoire : "Babakar et le sociologue d'Etat".

 
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