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Actu Scripto - Actualité des éditions Le Retour aux Sources
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Présenté par Michel Drac, ce livre de synthèse offre un panorama des forces agissantes autour du concept pivot de « Choc des civilisations ». C’est une analyse et mise en perspective des trois grandes tendances qui débattent, collaborent et s’affrontent au sein des élites dirigeantes anglo-saxonnes et israéliennes : les néoconservateurs, les conservateurs réalistes, les mondialistes. Ce livre décode la complexité interne du phénomène impérialiste à ce stade de son développement, pour expliciter les stratégies de communication polymorphes, à la fois complémentaires et concurrentes, déployées par la puissance américaine et ses alliés, britanniques et israéliens.

Sont abordés :

- La genèse et le développement du concept de « choc des civilisations », autour des œuvres de Samuel Huntington et Victor Davis Hanson.

- Les concepts et méthodes de la « guerre de quatrième génération », conçue par les stratèges US, ainsi que leurs diverses déclinaisons par le Project for a New American Century, Zbigniew Brzeziński, George Soros.

- Les stratégies de communication utilisées actuellement pour déstabiliser le régime iranien et/ou préparer une attaque contre l’Iran.

Ce livre aborde aussi la question de l’immigration musulmane en Europe, et de son instrumentalisation possible, dans le cadre d’une stratégie impérialiste visant à fragiliser l’Etat français.

Disponible dans la boutique.

 
Notes sur oeuvres - Histoire
maroc

 

« Sans la pression européenne au 19ème siècle, il y aurait eu de moins en moins confusion entre patrie terrestre et patrie de l'esprit. Un monde musulman, qui connaissait depuis longtemps une multiplicité des pouvoirs politiques, ne pouvait pas rester toujours étranger à une notion territoriale. »

Le sentiment patriotique s’exalte lorsque le territoire national est menacé, et alors, l’union fait place à la dissension.

Apparemment, du moins.

Mais qu’en est-il dans une société extra-européenne comme au Maroc, à un moment – la pression européenne – où le Maroc en tant que nation n’existait pas ?

C’est la progressive invasion étrangère qui, par réaction, va former ce qui deviendra plus tard la nation marocaine. Laroui effectue ici une étude philologique destinée à mettre en lumière les fondements idéologiques du nationalisme marocain, en liaison avec leur cadre socio-historique. Le choix des dates : 1830 est la prise d’Alger, qui a bouleversé les rapports avec l’Europe et le sentiment marocain, et 1912 est la mise du Maroc sous protectorat.

 
Actu Scripto - Actualité des amis du site
Crises de Sens - Titre


INTRODUCTION

Deux livres me valent d’être ici aujourd’hui : « Crise ou coup d’Etat ? » et « Crise économique ou crise du sens ? ». Je vais tenter de les synthétiser pour vous.

Commençons par préciser la question : « Crise économique ou crise du sens ? ». Il ne s’agit pas ici de choisir entre ces deux modèles de crise. Les deux crises coexistent, c’est évident. Il s’agit de savoir quelle crise est en amont de l’autre, quelle crise explique l’autre, et comment.

Ma thèse est qu’en amont, il y a la crise du sens.

Formuler cette thèse me paraît utile, parce que poser le bon diagnostic, c’est se donner les moyens de proposer le bon traitement. Il s’agit de remonter à la racine du mal pour sortir des discours circulaires promus, actuellement, hélas, par une grande partie des analystes.

Discours circulaire, bien sûr, de la part des acteurs du bloc institutionnel, dont la pensée s’articule entièrement autour d’une interrogation limitative : « comment maintenir à flot le système socioéconomique, donc politique, qui s’écroule par pans ? ». Interrogation limitative, bien sûr, puisqu’elle évacue d’emblée une question amont : faut-il maintenir ce système ? N’est-il pas, en lui-même, le véritable problème ?

Mais discours circulaire aussi, hélas, cent fois hélas, de la part des contestataires de l’ordre établi, dont la pensée reste enclose à l’intérieur du paradigme défini par le système en train de s’écrouler. Par exemple, qu’il faille, aujourd’hui, revoir les règles du partage de la valeur ajoutée, voilà qui n’est guère contestable. Mais ne faut-il pas aussi, au-delà du domaine économique, poser la question de la valeur ajoutée en elle-même ? S’interroger sur la notion ? Qu’est-ce qu’une valeur ajoutée ? Que signifie « ajouter » ? De quelle valeur parle-t-on ? Voilà les vraies questions.

Dire la crise du sens est aujourd’hui une étape incontournable, pour pouvoir, enfin, formuler ces vraies questions. Il s’agit de comprendre dans quelle prison nous sommes enfermés, pour pouvoir ensuite nous en évader. Il s’agit de prendre conscience des prédicats non dits, et souvent non sus, du système dont nous subissons aujourd’hui l’évolution cataclysmique. Il faut comprendre d’où vient ce système, ce qu’il traduit en profondeur, quel sens il construit – ou ne construit plus.

Pour approcher ces questions-là, je vous convie aujourd’hui à un petit exercice de réflexion.

Je n’entends pas, ici, apporter des réponses. Je veux proposer une manière de poser le problème. Je ne suis pas là pour dire « voilà le vrai ». D’abord, parce que je ne suis pas qualifié pour dire cela. Ensuite, parce qu’il est de toute manière trop tôt. Il s’agit ici de dégrossir les briques de base d’une critique à bâtir.

Pour la clarté et la vie de l’exposé, j’ai décidé de raisonner par analogie entre les crises du passé et celles du présent. Bien souvent, l’analogie permet de mettre en lumière une évolution historique lourde que, captifs du flux informationnels instantané, nous ne percevons pas en temps normal.

Deux crises historiques me semblent se répliquer dans la crise actuelle : 1789, la chute de l’Ancien Régime, et 1643, la chute de l’Empire Espagnol.

Commençons par décrire ces deux crises du passé.

 
Billets d'auteur - Actualité

grevereveAlors que les affaires Amara, Boutin, Joyandet, Blanc, Estrosi et du fiston Bachelot sont les écrans de fumée de l'affaire Woerth-Bettencourt-Sarkozy, elle-même écran de fumée de l'énorme scandale des rétro-commissions de Karachi, et qu'une atmosphère de décomposition générale et de délabrement moral devient chaque jour un peu plus étouffante, et n'est pas sans rappeler l'odeur pestilentielle qui régnait en 1993 sous Mitterrand avant la dérouillée historique subie par la gauche aux législatives,  la droite des affaires poursuit le programme qui est le sien depuis 2007 : "Défaire méthodiquement le programme du CNR" (Denis Kessler).
En plus de ce "programme", le gouvernement Sarko-Fillon n'hésite pas à aller au devant des exigences du FMI de DSK, des marchés financiers et des agences de notation.
Pour le plus grand malheur de la France.

 
Notes sur oeuvres - Sociologie
racines

 

« La notion d’identité est le produit d’une crise d’appartenance. »

La marotte de Bauman, c’est la modernité qu’il nomme « liquide », en rupture avec une modernité plus ancienne, « solide ».

Qu’est-ce à dire ?

Le « solide » comprend une fixité, des normes stables et étalées dans le temps, des repères clairement définis, bref la modernité conservant des vestiges de l’époque pré-moderne. Dans le « liquide », au contraire, rien n’est immuable, la mobilité est totalisante, les repères fixes abolis, les normes et valeurs supérieures régissant le vivre-ensemble sont, si ce n’est abolies, du moins en questionnement. D’où la nécessité de bâtir une analyse de l’identité sous son angle « liquide », où cadres et institutions sociales ont été « liquéfiés » et où l’imaginaire collectif de nos concitoyens serait empli d’un désir d’éphémère, de mobilité, loin d’une stabilité désormais honnie.

 
Actu Scripto - Actualité des amis du site

Crises de Sens - Titre


Le 26 juin 2010, les scriptoblogueurs étaient au centre Saint-Paul, pour une série de conférences. Ambiance décontractée mais studieuse pour la quarantaine de participants...

Ci-dessous, la conférence de Maurice Gendre, sur les racines de la crise économique et sociale. Un conseil : écoutez jusqu'à la fin, même si vous connaissez déjà les informations apportées, à titre de rappel, au début de l'intervention.

[Merci à Enquête et Débat pour l'enregistrement]

 
Notes sur oeuvres - Sociologie
ballon_foot

 

« Un sport du peuple, par le peuple et pour le peuple. »

Au moment de la rédaction de ces lignes – fin juin – nous sommes en plein Mondial. L’événement par excellence pour galvaniser les amateurs de football, pour énerver encore plus les réfractaires, et au passage pour évacuer une fois de plus le fait politique de la vie publique en général, et des médias en particulier.

Mais parlons du texte qui nous intéresse…

Ce petit essai de Jean-Claude Michéa, disciple intellectuel d’Orwell mais aussi passionné de football, est avant tout un hommage au livre de l’écrivain et journaliste uruguayen Eduardo Galeano, intitulé Le Football, ombre et lumière, daté de 1995. Comme il fallait s’y attendre avec Michéa, au-delà du simple hommage à l’intérêt philosophique du livre de Galeano, ce petit essai est une critique de la destruction / dénaturation méthodique – par le capitalisme moderne – de ce sport, LE sport populaire par excellence. Résumé.

 
Actu Scripto - Actualité des amis du site

 

 

Vidéo disponible sur Enquête et débat.

 
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crisedusens

 

 
Rencontres - Les intervenants externes
israel_croquis

Jacob Cohen, auteur du Printemps des Sayanim, nous demande par email de répercuter l'interview ci-dessous.

Ce que nous faisons volontiers...

*

Pourquoi ce titre ?

J’ai voulu que le terme « sayanim » apparaisse d’emblée et interpelle le lecteur. On se pose la question, et la définition se trouve juste dans les premières lignes de la 4e. La problématique est installée, sans faux-fuyants, et sans réserve. Idéalement, j’aimerais que ce terme entre dans le vocabulaire courant, dans les analyses, et dans les commentaires.

Voulez-vous nous la rappeler ?

Les sayanim – informateurs en hébreu – sont des juifs de la diaspora qui, par « patriotisme », acceptent de collaborer ponctuellement avec le Mossad, ou autres institutions sionistes, leur apportant l’aide nécessaire dans le domaine de leur compétence.

 
Notes sur oeuvres - Cinéma
allseeingeye

 

« Je décide, tu exécutes. » (Frank Castle)

Après avoir réalisé Hyper Tension 1 & 2, cocktails survitaminés d’action déjantée à l’ambiance très jeu vidéo, les réalisateurs-scénaristes-producteurs Mark Neveldine et Brian Taylor nous pondent un autre film, cette fois bien plus critique à l’égard du virtuel : Ultimate Game. Un film d’anticipation bien plus subtil que ne l’annonce l’affiche du film, avec son « certains jouent pour survivre » nous le faisant prendre – magie publicitaire – pour un énième film d’action bourrin.

Le film s’ouvre sur la reprise de Sweet Dreams par Marylin Manson, avec comme seul message : « Dans un avenir pas si lointain. » Sur les buildings, sur les murs et même sur les pyramides sont projetées d’énormes annonces digitales – bien plus grosses que pour les autres pubs – pour Slayers (les Tueurs). Puis vient tout de suite la plongée dans l’action, nous pénétrons dans l’univers de Slayers, sorte de Counter Strike réel.

Voyant ce que voit un des tireurs, avec une vision style cyborg à la Terminator, nous voyons apparaître la distance restante jusqu’au « point de sauvegarde ». Des figurants passent, comme dans un vrai jeu (un homme avec un attaché-case, un autre, se voyant remettre de l’argent à un guichet au milieu des coups de feu, reçoit le sang d’un tireur tué et reste de marbre). Le décor est celui d’une guérilla urbaine.

Cependant, les tireurs ne sont apparemment pas maîtres d’eux-mêmes : « Fais-moi me retourner » marmonne Kable, notre protagoniste. On découvre alors subrepticement deux mains juvéniles dans un décor extérieur exécuter un bref mouvement. Kable se retourne et abat ses ennemis. Arrivé dans la rue près du point de sauvegarde, il marche, hagard, blessé, parmi ce qui ressemble plus à des zombies qu’à des hommes. Tous se dirigent vers le même endroit. Générique.

Nous sommes ensuite propulsés sur le plateau de Talnet, chaîne où se tient le Gina Parker Show, avec en invité le personnage-clé du film, Frank Castle. Personnage-clé car il est l’inventeur à la fois du jeu Société, diffusé en 2010 (sorte d’hybride entre les Sim’s et Second Life, avec cette fois-ci des personnes réelles) et « plus récemment » de Slayers, boucherie dont les protagonistes sont des condamnés à mort qui s’entretuent, et sont libérés au bout de 30 victoires consécutives. Se voyant porter la contradiction par la journaliste – mauvaise chienne de garde qui appuie où ça fait mal – Castle répond par un bel exercice de com’. La fin de l’entretien débouche sur les écrans piratés par Humanz, un collectif refusant le « contrôle mental ».

Dans Société, où nous sommes ensuite plongés par le biais de la femme de Kable (qui y est actrice), le gamer, derrière son écran d’ordinateur, choisit le style de son « acteur », habits, couleur de cheveux, un mélange de réel et de numérique. La plupart des acteurs et actrices sont en petite tenue, les femmes bien souvent seins nus, avec des looks tous plus post-punks et excentriques les uns que les autres.

Retour ensuite à Slayers pour une nouvelle session, où après une nouvelle victoire – ou plutôt survie – Kable (contrôlé par Simon, un gosse de riches) est acclamé à travers le monde entier par des foules immenses : Los Angeles, Barcelone, Bagdad, Bombay, Beijing.

Par la suite, ayant réussi à s’échapper grâce à une intervention de Humanz, Kable tentera de délivrer sa femme et de désactiver le contrôle mental dont elle est victime, après avoir lui-même été déconnecté. Il se rend ensuite chez Castle pour aller chercher sa fille, mais son cerveau à nouveau cracké par les sbires de ce dernier, il s’en faudra de peu qu’il passe de vie à trépas : seule l’intervention conjuguée de la journaliste et de Simon, qui peut reprendre le contrôle de Kable, permettra que Castle soit tué et que soit mis un terme à sa tentative hégémonique de contrôle mental mondial.

 
Actu Scripto - Actualité des éditions Le Retour aux Sources

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Récemment est paru dans l'Aberration un texte qui, franchement, ne pouvait paraître que dans ce journal-là.

Dixit une improbable bande de plumitifs...

"Pour les cinq de Villiers-le-Bel

A Villiers-le-Bel, les 25 et 26 novembre 2007, un renversement s’est produit : ces gamins que la police s’amuse de mois en mois à shooter ont à leur tour pris leurs aises avec ceux qui les ciblent. Ces quartiers submergés par une occupation devenue militaire ont, un temps, submergé les forces d’occupation. Les roueurs ont été roués. L’espace de deux soirées, la peur a changé de camp. Comble de l’horreur, il paraît que les émeutiers étaient «organisés».

C’est cela l’événement de Villiers-le-Bel. Si l’ordre de ce monde s’affirme jusque dans les recoins les plus infimes de l’existence comme un ordre policier, cet ordre a été, en un point nommé Villiers-le-Bel, renversé. [...] En novembre 2007, l’histoire était à Villiers-le-Bel. Dans ces moments politiques, les choses sont rendues à une simplicité aveuglante. On est soit du côté de la police, soit du côté du peuple. Il n’y a pas de tiers parti.

Aujourd’hui s’ouvrit à Pontoise le procès des prétendus «tireurs de Villiers-le-Bel». L’année dernière, le procès des premiers émeutiers avait été l’occasion d’une formidable unanimité journalistique contre les prévenus, et c’est le même phénomène qui se profile aujourd’hui. Comme Gambetta traitait la Commune d'«insurrection criminelle» et célébrait «le dévouement, la sagesse» des conseils de guerre chargés de liquider les communards, comme le bon Tocqueville louait durant le massacre de juin 1948 (sic) ces troupes qui «font admirablement leur devoir», les inculpés seront forcément présentés comme des délinquants-polygames-à-femme-en-burqa. [...]

Une justice qui avaliserait de tels procédés ne serait plus qu’une chambre d’enregistrement de l’arbitraire policier. Ce serait une nouvelle étape dans la «guerre totale aux bandes» où le pouvoir en place croit trouver son salut. Ce serait couvrir la vengeance privée de l’institution policière contre le peuple de Villiers-le-Bel. [...]"

Signataires : Pierre Alféri Ecrivain, Keny Arkana rappeuse, Miguel Benassayag Ecrivain, Rokhaya Diallo Militante associative et chroniqueuse, Dominique Grange Chanteuse, Eric Hazan Editeur, Hugues Jallon Editeur, Serge Quadruppani Ecrivain, Benjamin Rosoux Tarnacois,  Bob Siné Dessinateur, Jean-Marie Straub Cinéaste, Miss. Tic Artiste plasticienne, Rémy Toulouse Editeur, Dominique Tricaut Avocat, Antoine Volodine Ecrivain.

Ce texte, qu'on pourra trouver caricatural, nous rappelle une des "nouvelles scandaleuses" de Maurice Gendre et Jef Carnac. Et ça nous le rappelle tellement, que nous ne résistons pas au plaisir de vous offrir cette "nouvelle" ô combien scandaleuse... et prémonitoire : "Babakar et le sociologue d'Etat".

 
Billets d'auteur - Humour

sarkoribery

 

Le Rivacotron, c’est franchement le pompon ! La Rivacotable, c’est formidable ! Après Juju Dray, c’est un joueur de l’équipe de France qui a subi une Réplication Intégralement Virtuelle de l’Architecture Cérébrale.

Notre ami footballeur a souhaité conservé l’anonymat. Mais ses propos ont été tout de même non recueillis par le Paulo de ces dames, comme d’hab…

En piste !

 
Vidéos - Les documents externes

 

 
Notes sur oeuvres - Histoire
fleurdelys

« Ou la réaction ou la mort, les sociétés modernes n’ont que ce choix. »

 

Pour Maurras, ce qui importe est le Vrai, c’est-à-dire ce que le réel confirme, dans un but d’unité. Il veut donc avant tout mettre en place une méthode d’étude, qui doit rester réfutable précisément pour pallier ses défauts et perfectionner sa pertinence.

Dans ce cadre, il commence par critiquer l’idée de liberté, qui certes fournit des matériaux empiriques, mais non une méthode, et n’est qu’un commencement, pas une fin en soi. Pour ordonner, il importe de choisir et classer, en distinguant le principal du secondaire – précisément ce que la liberté n’enseigne pas.

Pour ordonner, il faut subordonner la Liberté à un principe. Les matériaux empiriques seront ainsi assimilés et optimisés.

Aux yeux de Maurras, ce n’est que par la soumission à un ordre supérieur que l’homme atteint la grandeur ; la liberté ne s’exerce donc qu’au sein d’un cadre donné et préexistant : les lois régissant la Cité. Perçue comme une fin en soi, elle individualise et divise, alors que le partage de vérités empiriques transmises par la vie politique unit au contraire, en consacrant des conceptions communes, des idées positives, par les valeurs contre-révolutionnaires d’autorité, de hiérarchie et d’aristocratie, conditions naturelles de l’ordre.

 
Billets d'auteur - Actualité
humeur

Saucisson, pinard, féminisme, laïcité, Bloc Identitaire, Kop de Boulogne, même combat ? C’était le 18 juin, à Paris : l’apéro saucisson-pinard de la Goutte d’or, transformé en manif anti-islamisation par la grâce d’une très prévisible interdiction préfectorale, mettait au jour le caractère désormais incontrôlable des fractures de la société française.

Les ultra-laïciste de Riposte Laïque, dans la même manif que les zids, avec les supporters natios (qui ne sont pas tous zids, loin s’en faut), des athées anticathos, quelques cathos (peu nombreux), et pour conclure une brochette de militantes féministes…

En toute sincérité, je regrette de ne pas y être allé – j’aurais bien aimé voir ça, ça devait valoir le coup d’œil.

Un inventaire à la Prévert.

Ne manquaient que les ratons laveurs !

Dont moi. Paulo, le raton laveur.

 
Notes sur oeuvres - Géopolitique
occidentenguerre

La crise des années 2010 va-t-elle muter pour, d’économique, se faire sociale, culturelle, politique, et finalement belliciste – comme sa devancière des années 30 ?

En tout cas, ça y ressemble. L’endettement privé a désormais contaminé une sphère publique qui partait, pourtant, d’un niveau d’endettement déjà difficilement supportable. Le seul moyen d’enrayer la spirale d’implosion qui s’enroule autour de l’économie globale serait une refonte radicale de l’ordre du monde. Exactement le type de refonte qui n’est possible… qu’après un conflit majeur.

La guerre est possible, voilà l’opinion P. Dessertine – un auteur atlantiste, tendance néoconservateur assagi, avec lequel les intervenants de ce blog n’ont, précisons-le, guère d’atomes crochus !

Mais que nous lirons quand même.

Ne serait-ce que parce qu’il est important de pénétrer le mode de pensée de son adversaire.

 
Vidéos - Les documents externes

 

 

Pour ceux qui se demanderaient encore d'où vient la confusion permanente, dans un certain discours d'extrême droite, entre la question migratoire et la question musulmane, les membres de l'English Defense League se sont fendus d'une vidéo éclairante. Où l'on voit une brochette de messieurs à bonne bouille d'Anglais (à poil court), accompagnés de quelques capuches à l'identité incertaine, entonner le God Save The Queen... devant un drapeau israélien !

Au moins, ça a le mérite de la clarté.

 

 
Notes sur oeuvres - Economie
scarface

Quand on parle du « crime organisé », on se représente une dizaine de vieux messieurs italo-américains, discutant dans l’arrière-salle d’une pizzéria à propos du découpage territorial des quartiers périphériques de Chicago.

Erreur.

L’ouvrage de M. Roudaut démontre que le « crime organisé », aujourd’hui, fait totalement partie de l’économie globalisée, et que son niveau d’intégration avec les grands acteurs de la mondialisation (Etats, entreprises multinationales, système bancaire) a largement atteint le stade symbiotique.

Les « marchés criminels », ou si l’on préfère les « marchés de l’illicite » sont désormais un acteur global, dont le poids financier est, dans certains cas, prépondérant. Il y a là un phénomène mal connu, trop souvent ignoré en tout cas, et qui pourtant explique sans doute pas mal de choses, concernant l’évolution politique et géostratégique de ces dernières décennies.

Un simple catalogue de chiffres et de faits permet de prendre la mesure de ce qui est en cours à ce niveau.

 
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