Jacob Cohen, auteur du Printemps des Sayanim, nous demande par email de répercuter l'interview ci-dessous. Ce que nous faisons volontiers... * Pourquoi ce titre ? J’ai voulu que le terme « sayanim » apparaisse d’emblée et interpelle le lecteur. On se pose la question, et la définition se trouve juste dans les premières lignes de la 4e. La problématique est installée, sans faux-fuyants, et sans réserve. Idéalement, j’aimerais que ce terme entre dans le vocabulaire courant, dans les analyses, et dans les commentaires.
Voulez-vous nous la rappeler ? Les sayanim – informateurs en hébreu – sont des juifs de la diaspora qui, par « patriotisme », acceptent de collaborer ponctuellement avec le Mossad, ou autres institutions sionistes, leur apportant l’aide nécessaire dans le domaine de leur compétence.
« Je décide, tu exécutes. » (Frank Castle)
Après avoir réalisé Hyper Tension 1 & 2, cocktails survitaminés d’action déjantée à l’ambiance très jeu vidéo, les réalisateurs-scénaristes-producteurs Mark Neveldine et Brian Taylor nous pondent un autre film, cette fois bien plus critique à l’égard du virtuel : Ultimate Game. Un film d’anticipation bien plus subtil que ne l’annonce l’affiche du film, avec son « certains jouent pour survivre » nous le faisant prendre – magie publicitaire – pour un énième film d’action bourrin. Le film s’ouvre sur la reprise de Sweet Dreams par Marylin Manson, avec comme seul message : « Dans un avenir pas si lointain. » Sur les buildings, sur les murs et même sur les pyramides sont projetées d’énormes annonces digitales – bien plus grosses que pour les autres pubs – pour Slayers (les Tueurs). Puis vient tout de suite la plongée dans l’action, nous pénétrons dans l’univers de Slayers, sorte de Counter Strike réel. Voyant ce que voit un des tireurs, avec une vision style cyborg à la Terminator, nous voyons apparaître la distance restante jusqu’au « point de sauvegarde ». Des figurants passent, comme dans un vrai jeu (un homme avec un attaché-case, un autre, se voyant remettre de l’argent à un guichet au milieu des coups de feu, reçoit le sang d’un tireur tué et reste de marbre). Le décor est celui d’une guérilla urbaine. Cependant, les tireurs ne sont apparemment pas maîtres d’eux-mêmes : « Fais-moi me retourner » marmonne Kable, notre protagoniste. On découvre alors subrepticement deux mains juvéniles dans un décor extérieur exécuter un bref mouvement. Kable se retourne et abat ses ennemis. Arrivé dans la rue près du point de sauvegarde, il marche, hagard, blessé, parmi ce qui ressemble plus à des zombies qu’à des hommes. Tous se dirigent vers le même endroit. Générique. Nous sommes ensuite propulsés sur le plateau de Talnet, chaîne où se tient le Gina Parker Show, avec en invité le personnage-clé du film, Frank Castle. Personnage-clé car il est l’inventeur à la fois du jeu Société, diffusé en 2010 (sorte d’hybride entre les Sim’s et Second Life, avec cette fois-ci des personnes réelles) et « plus récemment » de Slayers, boucherie dont les protagonistes sont des condamnés à mort qui s’entretuent, et sont libérés au bout de 30 victoires consécutives. Se voyant porter la contradiction par la journaliste – mauvaise chienne de garde qui appuie où ça fait mal – Castle répond par un bel exercice de com’. La fin de l’entretien débouche sur les écrans piratés par Humanz, un collectif refusant le « contrôle mental ». Dans Société, où nous sommes ensuite plongés par le biais de la femme de Kable (qui y est actrice), le gamer, derrière son écran d’ordinateur, choisit le style de son « acteur », habits, couleur de cheveux, un mélange de réel et de numérique. La plupart des acteurs et actrices sont en petite tenue, les femmes bien souvent seins nus, avec des looks tous plus post-punks et excentriques les uns que les autres. Retour ensuite à Slayers pour une nouvelle session, où après une nouvelle victoire – ou plutôt survie – Kable (contrôlé par Simon, un gosse de riches) est acclamé à travers le monde entier par des foules immenses : Los Angeles, Barcelone, Bagdad, Bombay, Beijing. Par la suite, ayant réussi à s’échapper grâce à une intervention de Humanz, Kable tentera de délivrer sa femme et de désactiver le contrôle mental dont elle est victime, après avoir lui-même été déconnecté. Il se rend ensuite chez Castle pour aller chercher sa fille, mais son cerveau à nouveau cracké par les sbires de ce dernier, il s’en faudra de peu qu’il passe de vie à trépas : seule l’intervention conjuguée de la journaliste et de Simon, qui peut reprendre le contrôle de Kable, permettra que Castle soit tué et que soit mis un terme à sa tentative hégémonique de contrôle mental mondial.
Récemment est paru dans l'Aberration un texte qui, franchement, ne pouvait paraître que dans ce journal-là. Dixit une improbable bande de plumitifs... "Pour les cinq de Villiers-le-Bel A Villiers-le-Bel, les 25 et 26 novembre 2007, un renversement s’est produit : ces gamins que la police s’amuse de mois en mois à shooter ont à leur tour pris leurs aises avec ceux qui les ciblent. Ces quartiers submergés par une occupation devenue militaire ont, un temps, submergé les forces d’occupation. Les roueurs ont été roués. L’espace de deux soirées, la peur a changé de camp. Comble de l’horreur, il paraît que les émeutiers étaient «organisés». C’est cela l’événement de Villiers-le-Bel. Si l’ordre de ce monde s’affirme jusque dans les recoins les plus infimes de l’existence comme un ordre policier, cet ordre a été, en un point nommé Villiers-le-Bel, renversé. [...] En novembre 2007, l’histoire était à Villiers-le-Bel. Dans ces moments politiques, les choses sont rendues à une simplicité aveuglante. On est soit du côté de la police, soit du côté du peuple. Il n’y a pas de tiers parti. Aujourd’hui s’ouvrit à Pontoise le procès des prétendus «tireurs de Villiers-le-Bel». L’année dernière, le procès des premiers émeutiers avait été l’occasion d’une formidable unanimité journalistique contre les prévenus, et c’est le même phénomène qui se profile aujourd’hui. Comme Gambetta traitait la Commune d'«insurrection criminelle» et célébrait «le dévouement, la sagesse» des conseils de guerre chargés de liquider les communards, comme le bon Tocqueville louait durant le massacre de juin 1948 (sic) ces troupes qui «font admirablement leur devoir», les inculpés seront forcément présentés comme des délinquants-polygames-à-femme-en-burqa. [...] Une justice qui avaliserait de tels procédés ne serait plus qu’une chambre d’enregistrement de l’arbitraire policier. Ce serait une nouvelle étape dans la «guerre totale aux bandes» où le pouvoir en place croit trouver son salut. Ce serait couvrir la vengeance privée de l’institution policière contre le peuple de Villiers-le-Bel. [...]" Signataires : Pierre Alféri Ecrivain, Keny Arkana rappeuse, Miguel Benassayag Ecrivain, Rokhaya Diallo Militante associative et chroniqueuse, Dominique Grange Chanteuse, Eric Hazan Editeur, Hugues Jallon Editeur, Serge Quadruppani Ecrivain, Benjamin Rosoux Tarnacois, Bob Siné Dessinateur, Jean-Marie Straub Cinéaste, Miss. Tic Artiste plasticienne, Rémy Toulouse Editeur, Dominique Tricaut Avocat, Antoine Volodine Ecrivain. Ce texte, qu'on pourra trouver caricatural, nous rappelle une des "nouvelles scandaleuses" de Maurice Gendre et Jef Carnac. Et ça nous le rappelle tellement, que nous ne résistons pas au plaisir de vous offrir cette "nouvelle" ô combien scandaleuse... et prémonitoire : "Babakar et le sociologue d'Etat".
Le Rivacotron, c’est franchement le pompon ! La Rivacotable, c’est formidable ! Après Juju Dray, c’est un joueur de l’équipe de France qui a subi une Réplication Intégralement Virtuelle de l’Architecture Cérébrale. Notre ami footballeur a souhaité conservé l’anonymat. Mais ses propos ont été tout de même non recueillis par le Paulo de ces dames, comme d’hab… En piste !
« Ou la réaction ou la mort, les sociétés modernes n’ont que ce choix. »
Pour Maurras, ce qui importe est le Vrai, c’est-à-dire ce que le réel confirme, dans un but d’unité. Il veut donc avant tout mettre en place une méthode d’étude, qui doit rester réfutable précisément pour pallier ses défauts et perfectionner sa pertinence. Dans ce cadre, il commence par critiquer l’idée de liberté, qui certes fournit des matériaux empiriques, mais non une méthode, et n’est qu’un commencement, pas une fin en soi. Pour ordonner, il importe de choisir et classer, en distinguant le principal du secondaire – précisément ce que la liberté n’enseigne pas. Pour ordonner, il faut subordonner la Liberté à un principe. Les matériaux empiriques seront ainsi assimilés et optimisés. Aux yeux de Maurras, ce n’est que par la soumission à un ordre supérieur que l’homme atteint la grandeur ; la liberté ne s’exerce donc qu’au sein d’un cadre donné et préexistant : les lois régissant la Cité. Perçue comme une fin en soi, elle individualise et divise, alors que le partage de vérités empiriques transmises par la vie politique unit au contraire, en consacrant des conceptions communes, des idées positives, par les valeurs contre-révolutionnaires d’autorité, de hiérarchie et d’aristocratie, conditions naturelles de l’ordre.
Saucisson, pinard, féminisme, laïcité, Bloc Identitaire, Kop de Boulogne, même combat ? C’était le 18 juin, à Paris : l’apéro saucisson-pinard de la Goutte d’or, transformé en manif anti-islamisation par la grâce d’une très prévisible interdiction préfectorale, mettait au jour le caractère désormais incontrôlable des fractures de la société française. Les ultra-laïciste de Riposte Laïque, dans la même manif que les zids, avec les supporters natios (qui ne sont pas tous zids, loin s’en faut), des athées anticathos, quelques cathos (peu nombreux), et pour conclure une brochette de militantes féministes… En toute sincérité, je regrette de ne pas y être allé – j’aurais bien aimé voir ça, ça devait valoir le coup d’œil. Un inventaire à la Prévert. Ne manquaient que les ratons laveurs ! Dont moi. Paulo, le raton laveur.
La crise des années 2010 va-t-elle muter pour, d’économique, se faire sociale, culturelle, politique, et finalement belliciste – comme sa devancière des années 30 ? En tout cas, ça y ressemble. L’endettement privé a désormais contaminé une sphère publique qui partait, pourtant, d’un niveau d’endettement déjà difficilement supportable. Le seul moyen d’enrayer la spirale d’implosion qui s’enroule autour de l’économie globale serait une refonte radicale de l’ordre du monde. Exactement le type de refonte qui n’est possible… qu’après un conflit majeur. La guerre est possible, voilà l’opinion P. Dessertine – un auteur atlantiste, tendance néoconservateur assagi, avec lequel les intervenants de ce blog n’ont, précisons-le, guère d’atomes crochus ! Mais que nous lirons quand même. Ne serait-ce que parce qu’il est important de pénétrer le mode de pensée de son adversaire.
Pour ceux qui se demanderaient encore d'où vient la confusion permanente, dans un certain discours d'extrême droite, entre la question migratoire et la question musulmane, les membres de l'English Defense League se sont fendus d'une vidéo éclairante. Où l'on voit une brochette de messieurs à bonne bouille d'Anglais (à poil court), accompagnés de quelques capuches à l'identité incertaine, entonner le God Save The Queen... devant un drapeau israélien ! Au moins, ça a le mérite de la clarté.
Quand on parle du « crime organisé », on se représente une dizaine de vieux messieurs italo-américains, discutant dans l’arrière-salle d’une pizzéria à propos du découpage territorial des quartiers périphériques de Chicago. Erreur. L’ouvrage de M. Roudaut démontre que le « crime organisé », aujourd’hui, fait totalement partie de l’économie globalisée, et que son niveau d’intégration avec les grands acteurs de la mondialisation (Etats, entreprises multinationales, système bancaire) a largement atteint le stade symbiotique. Les « marchés criminels », ou si l’on préfère les « marchés de l’illicite » sont désormais un acteur global, dont le poids financier est, dans certains cas, prépondérant. Il y a là un phénomène mal connu, trop souvent ignoré en tout cas, et qui pourtant explique sans doute pas mal de choses, concernant l’évolution politique et géostratégique de ces dernières décennies. Un simple catalogue de chiffres et de faits permet de prendre la mesure de ce qui est en cours à ce niveau.
« L’adoption déculpabilisée d’un certain degré de conservatisme critique définit désormais l’un des fondements indispensables de toute critique radicale de la modernité capitaliste et des formes de vie synthétique qu’elle prétend nous imposer. Tel était, en tout cas, le message d’Orwell. »
Anarchiste tory, c’est-à-dire « anarchiste conservateur » : une bien curieuse autodéfinition de la part de George Orwell, surtout connu comme romancier, puisque ses romans ont parfois été transformés en produits culturels de masse (1984 et La Ferme des Animaux). Orwell, beaucoup moins connu comme pamphlétaire et politique. Orwell, donc, finalement plutôt mal connu. Dans cet essai, Michéa nous livre une vue synthétique de cet esprit trop tôt disparu, et « anarchiste conservateur ». Analysons dans un premier temps les termes et leur signification avec les éclaircissements de Michéa. Si Orwell n’est pas étranger à la sensibilité anarchiste (son engagement dans la guerre d’Espagne, aux côtés des communistes, l’amène à conclure qu’il est finalement proche des anars), c’est cependant un démocrate et un partisan de l’Etat de droit, jugeant son absence impossible, voire indésirable au sein d’une société moderne. En outre, « patriote du fond du cœur », il défend les valeurs nationales, qui pour lui ne sont pas un simple mot, un concept abstrait, mais « la démocratie empirique et sensible, incarnée sous nos yeux dans une nation donnée, qu’il convient donc de savoir reconnaître ». Anarchiste par sensibilité, mais, par raison, rebelle à l’anarchisme !
Pendant que vous vous tourniez les pouces, votre Paulo des familles a bossé, mesdames et messieurs les scriptoblogueurs. Et Paulo, grâce à son doctorat en sciences bizmuchiennes appliquées, a enfin triomphé des obstacles techniques immenses qui séparaient l’humanité de sa plus grande découverte : le Rivacotron. Sans entrer dans des détails techniques qui passeraient au-dessus de la tête de 99,96 % des lecteurs de ce blog (c'est-à-dire tout le monde sauf moi), voici comment fonctionne la technique R.I.V.A.C (Réplication Intégrale Virtuelle de l’Architecture Cérébrale). Un émetteur bizmuchien à haute fréquence zbignoulo-modulée envoie un bombardement de particules de type Kanterbrau 88 (n’y voyez pas une allusion) vers le haut du corps de la cible (essayer de viser la tête). L’impact de ce bombardement déclenche une onde retour de type Smirnov 17 (toujours pas d’allusion, c’est de la physique quantique). Cette onde retour est percutée par l’émission Vougeot 89 d’un autre émetteur bizmuchien, et la percussion produit une réplication parfaite de l’architecture cérébrale, à l’échelle subatomique. Il faut ensuite introduire cette réplication dans un simulateur d’activité cérébrale informatisé, et on dispose d’un clone virtuel parfait du cerveau visé. La désactivation des zones cérébrales virtuelles servant à l’énoncé du mensonge est ensuite un jeu d’enfant. Il ne vous reste plus qu’à interroger l’interface homme-machine connectée au clone cérébral virtuel, et vous pouvez escompter une interview totalement imaginaire, et cependant plus vraie que n’importe quelle interview réelle, de personne à personne. Magie de l’informatique ! Pour tester mon invention, j’ai décidé que le premier client du Rivacotron serait Julien Dray. C’est parti !
Dans un monde globalisé, déshumanisé, mécanisé, choisir le parti de l'homme, c'est préparer la révolution ! Coécrit par S Ayoub, M Drac et M Thibaud, G5G (la guerre de cinquième génération) est un manuel de combat, un manuel du résistant, un manuel pour tous ceux qui s’opposent à la mécanique économique et idéologique du « système totalitaire marchand ». Ce livre démontre que le combat engagé contre le mondialisme, idéologie conçue comme une machine à écraser les peuples et les âmes, transcende tous les clivages politiques obsolètes : c’est le combat de l'humanité toute entière. Loin d'être un livre-catastrophe, G5G est, aussi, un message d'espoir. Il existe une stratégie gagnante face au système totalitaire marchand. La voici.
Contre-feux, écrit en 1998, n’est pas à proprement parler un essai du sociologue d’Etat le plus connu de France, mais un recueil de textes s’étalant sur la période 1992-1998. Sous-titré « Propos pour servir à la résistance contre l’invasion néolibérale », il nous offre un aperçu de la vision « bourdivine » de la résistance et permet donc de comprendre, à travers le paradigme boboïste du discours, les indépassables contradictions de la gauche embourgeoisée. Naïf souvent, pertinent parfois, il arrive qu’il tienne des propos dignes d’intérêt et qui, s’ils méritent la lecture, interdisent en tout cas de condamner son auteur en bloc. Evoquons tout d’abord la méthode de Bourdieu, sociologue de profession, car c’est là que le bât blesse principalement. Alors que nous pouvons légitimement nous attendre de sa part à une étude, si ce n’est neutre, du moins assez reculée des faits, Bourdieu fait le contraire. Dans son article « Ces « responsables » qui nous déclarent irresponsables » (écrit dans les Inrocks…), il s’appuie sur un fait divers – où une maghrébine s’est vue demander son passeport dans une université – pour conclure au racisme d’Etat. Il y a un biais méthodologique évident : un fait divers ne permet pas de tirer des conclusions d’ordre général. Ce biais se retrouve dans la critique de la sociologie institutionnelle. Ainsi, dans son texte « la main gauche et la main droite de l’Etat », Bourdieu limite son enquête à l’interrogation de seulement quelques personnes, dont les propos vont lui servir de bases de généralisation (potentiellement abusive). Dans « la parole du cheminot », Bourdieu énonce qu’il est infiniment plus facile de prendre une position tranchée que d’analyser dans la complexité. Evident, ce qui n’empêche pas Bourdieu lui-même de s’appuyer sur un seul cas (voir ci-dessus) pour édifier un discours politique englobant. Attitude très légère pour un sociologue qui se veut scientifique, il présuppose, sans prouver, concernant l’opinion publique. Toujours dans un sens qui vient en renfort de ses thèses, bien sûr : d’après les candidats politiques, l’opinion publique serait hostile à l’immigration, mais selon Bourdieu, les Français pensent le contraire. En clair : voici un sociologue « scientifique » dont la « méthode » consiste à universaliser son propre point de vue. Pas très scientifique, tout ça.
Le déroulement de la Deuxième Grande Dépression, jusqu’ici, correspond exactement à ce que l’on pouvait attendre. La seule surprise est qu’il n’y a pas de surprises. L’Occident implose, l’Empire américain se disloque, les économies émergentes souffrent mais s’en sortent correctement, et l’oligarchie financière, pour se sauver elle-même, dévore la substance de l’économie réelle. Comme prévu, quoi.
Le christianisme systématiquement tu attaqueras et la pensée grecque tu n'étudieras pas.La racisme tu pourchasseras surtout lorsqu'il n'existe pas. La paysannerie tu ridiculiseras et abandonneras. Les ouvriers tu mépriseras et leurs usines tu délocaliseras. Le peuple tu bafoueras et culpabiliseras. Via la contraception, l'avortement et l'immigration, une substitution de population tu organiseras. La cellule familiale tu éclateras et l'autorité parentale tu condamneras. De toute souveraineté l'Etat tu dépouilleras. La Nation l'évoquer même plus tu n'oseras. Le grand patronat décider de tout tu permettras. Soumis aux diktats des marchés tu seras. La mise à sac des systèmes sociaux sans broncher tu accepteras. L'instruction méthodiquement tu "déconstruiras". Toute dimension sacrée dans l'Art tu évacueras. La morale tu ringardiseras et toutes les déviances tu encourageras. La vulgarité, l'obscénité et l'impudeur en toutes circonstances tu promouvras. Le bétonnage tu faciliteras et les paysages tu défigureras. Pour le grand bonheur des vendeurs de Kebabs, de nems et de burgers, ta gastronomie tu oublieras. Ta langue maternelle tu massacreras. Par Gavalda, Balzac tu remplaceras. Toute transmission tu empêcheras et fustigeras. Maurice Gendre |











Le christianisme systématiquement tu attaqueras et la pensée grecque tu n'étudieras pas.































