| Notes sur oeuvres - Politique |
« L’adoption déculpabilisée d’un certain degré de conservatisme critique définit désormais l’un des fondements indispensables de toute critique radicale de la modernité capitaliste et des formes de vie synthétique qu’elle prétend nous imposer. Tel était, en tout cas, le message d’Orwell. »
Anarchiste tory, c’est-à-dire « anarchiste conservateur » : une bien curieuse autodéfinition de la part de George Orwell, surtout connu comme romancier, puisque ses romans ont parfois été transformés en produits culturels de masse (1984 et La Ferme des Animaux). Orwell, beaucoup moins connu comme pamphlétaire et politique. Orwell, donc, finalement plutôt mal connu.
Dans cet essai, Michéa nous livre une vue synthétique de cet esprit trop tôt disparu, et « anarchiste conservateur ». Analysons dans un premier temps les termes et leur signification avec les éclaircissements de Michéa.
Si Orwell n’est pas étranger à la sensibilité anarchiste (son engagement dans la guerre d’Espagne, aux côtés des communistes, l’amène à conclure qu’il est finalement proche des anars), c’est cependant un démocrate et un partisan de l’Etat de droit, jugeant son absence impossible, voire indésirable au sein d’une société moderne. En outre, « patriote du fond du cœur », il défend les valeurs nationales, qui pour lui ne sont pas un simple mot, un concept abstrait, mais « la démocratie empirique et sensible, incarnée sous nos yeux dans une nation donnée, qu’il convient donc de savoir reconnaître ». Anarchiste par sensibilité, mais, par raison, rebelle à l’anarchisme !
Pendant que vous vous tourniez les pouces, votre Paulo des familles a bossé, mesdames et messieurs les scriptoblogueurs. Et Paulo, grâce à son doctorat en sciences bizmuchiennes appliquées, a enfin triomphé des obstacles techniques immenses qui séparaient l’humanité de sa plus grande découverte : le Rivacotron. Sans entrer dans des détails techniques qui passeraient au-dessus de la tête de 99,96 % des lecteurs de ce blog (c'est-à-dire tout le monde sauf moi), voici comment fonctionne la technique R.I.V.A.C (Réplication Intégrale Virtuelle de l’Architecture Cérébrale). Un émetteur bizmuchien à haute fréquence zbignoulo-modulée envoie un bombardement de particules de type Kanterbrau 88 (n’y voyez pas une allusion) vers le haut du corps de la cible (essayer de viser la tête). L’impact de ce bombardement déclenche une onde retour de type Smirnov 17 (toujours pas d’allusion, c’est de la physique quantique). Cette onde retour est percutée par l’émission Vougeot 89 d’un autre émetteur bizmuchien, et la percussion produit une réplication parfaite de l’architecture cérébrale, à l’échelle subatomique. Il faut ensuite introduire cette réplication dans un simulateur d’activité cérébrale informatisé, et on dispose d’un clone virtuel parfait du cerveau visé. La désactivation des zones cérébrales virtuelles servant à l’énoncé du mensonge est ensuite un jeu d’enfant. Il ne vous reste plus qu’à interroger l’interface homme-machine connectée au clone cérébral virtuel, et vous pouvez escompter une interview totalement imaginaire, et cependant plus vraie que n’importe quelle interview réelle, de personne à personne. Magie de l’informatique ! Pour tester mon invention, j’ai décidé que le premier client du Rivacotron serait Julien Dray. C’est parti !
Dans un monde globalisé, déshumanisé, mécanisé, choisir le parti de l'homme, c'est préparer la révolution ! Coécrit par S Ayoub, M Drac et M Thibaud, G5G (la guerre de cinquième génération) est un manuel de combat, un manuel du résistant, un manuel pour tous ceux qui s’opposent à la mécanique économique et idéologique du « système totalitaire marchand ». Ce livre démontre que le combat engagé contre le mondialisme, idéologie conçue comme une machine à écraser les peuples et les âmes, transcende tous les clivages politiques obsolètes : c’est le combat de l'humanité toute entière. Loin d'être un livre-catastrophe, G5G est, aussi, un message d'espoir. Il existe une stratégie gagnante face au système totalitaire marchand. La voici.
Contre-feux, écrit en 1998, n’est pas à proprement parler un essai du sociologue d’Etat le plus connu de France, mais un recueil de textes s’étalant sur la période 1992-1998. Sous-titré « Propos pour servir à la résistance contre l’invasion néolibérale », il nous offre un aperçu de la vision « bourdivine » de la résistance et permet donc de comprendre, à travers le paradigme boboïste du discours, les indépassables contradictions de la gauche embourgeoisée. Naïf souvent, pertinent parfois, il arrive qu’il tienne des propos dignes d’intérêt et qui, s’ils méritent la lecture, interdisent en tout cas de condamner son auteur en bloc. Evoquons tout d’abord la méthode de Bourdieu, sociologue de profession, car c’est là que le bât blesse principalement. Alors que nous pouvons légitimement nous attendre de sa part à une étude, si ce n’est neutre, du moins assez reculée des faits, Bourdieu fait le contraire. Dans son article « Ces « responsables » qui nous déclarent irresponsables » (écrit dans les Inrocks…), il s’appuie sur un fait divers – où une maghrébine s’est vue demander son passeport dans une université – pour conclure au racisme d’Etat. Il y a un biais méthodologique évident : un fait divers ne permet pas de tirer des conclusions d’ordre général. Ce biais se retrouve dans la critique de la sociologie institutionnelle. Ainsi, dans son texte « la main gauche et la main droite de l’Etat », Bourdieu limite son enquête à l’interrogation de seulement quelques personnes, dont les propos vont lui servir de bases de généralisation (potentiellement abusive). Dans « la parole du cheminot », Bourdieu énonce qu’il est infiniment plus facile de prendre une position tranchée que d’analyser dans la complexité. Evident, ce qui n’empêche pas Bourdieu lui-même de s’appuyer sur un seul cas (voir ci-dessus) pour édifier un discours politique englobant. Attitude très légère pour un sociologue qui se veut scientifique, il présuppose, sans prouver, concernant l’opinion publique. Toujours dans un sens qui vient en renfort de ses thèses, bien sûr : d’après les candidats politiques, l’opinion publique serait hostile à l’immigration, mais selon Bourdieu, les Français pensent le contraire. En clair : voici un sociologue « scientifique » dont la « méthode » consiste à universaliser son propre point de vue. Pas très scientifique, tout ça.
Le déroulement de la Deuxième Grande Dépression, jusqu’ici, correspond exactement à ce que l’on pouvait attendre. La seule surprise est qu’il n’y a pas de surprises. L’Occident implose, l’Empire américain se disloque, les économies émergentes souffrent mais s’en sortent correctement, et l’oligarchie financière, pour se sauver elle-même, dévore la substance de l’économie réelle. Comme prévu, quoi.
Le christianisme systématiquement tu attaqueras et la pensée grecque tu n'étudieras pas.La racisme tu pourchasseras surtout lorsqu'il n'existe pas. La paysannerie tu ridiculiseras et abandonneras. Les ouvriers tu mépriseras et leurs usines tu délocaliseras. Le peuple tu bafoueras et culpabiliseras. Via la contraception, l'avortement et l'immigration, une substitution de population tu organiseras. La cellule familiale tu éclateras et l'autorité parentale tu condamneras. De toute souveraineté l'Etat tu dépouilleras. La Nation l'évoquer même plus tu n'oseras. Le grand patronat décider de tout tu permettras. Soumis aux diktats des marchés tu seras. La mise à sac des systèmes sociaux sans broncher tu accepteras. L'instruction méthodiquement tu "déconstruiras". Toute dimension sacrée dans l'Art tu évacueras. La morale tu ringardiseras et toutes les déviances tu encourageras. La vulgarité, l'obscénité et l'impudeur en toutes circonstances tu promouvras. Le bétonnage tu faciliteras et les paysages tu défigureras. Pour le grand bonheur des vendeurs de Kebabs, de nems et de burgers, ta gastronomie tu oublieras. Ta langue maternelle tu massacreras. Par Gavalda, Balzac tu remplaceras. Toute transmission tu empêcheras et fustigeras. Maurice Gendre
Après « nations et nationalismes », d’Eric Hobsbawm, voici une vision complètement différente : celle de Jean Lestocquoy, dans une étude menée par un patriote chargé de recherche au CNRS, quand ce n'était pas encore un oxymore – date de publication : 1968. Il peut être intéressant de lire cette étude, à la lumière des constats d’Hobsbawm – à la fois pour comprendre ce qu’Hobsbawm a raté (la nation comme outil de la souveraineté) et ce que Lestocquoy a manqué (la nation, étape dépassée par la marche en avant du capitalisme globalisé). Quand un réactionnaire, qui ne comprend pas pourquoi sa réaction est passée de mode chez les puissants, et un progressiste, qui ne comprend pas pourquoi son progressisme est devenu curieusement compatible avec les stratégies des puissants, s’éclairent mutuellement…
« Nations et nationalisme » est un recueil de conférences prononcées par l’historien Eric Hobsbawm en 1985. Pour Hobsbawm, la nation est un mystère. Tant qu’on ne nous demande pas ce que c’est, nous le savons. Dès qu’on nous le demande, ça devient beaucoup moins évident. Aucune définition de « la nation » n’est valable pour toutes les nations et à toutes les époques – et certaines nations n’ont même pas de définition spécifique à un instant « T » : elles existent, mais personne n’arrive à dire ce qu’elles sont. En fait, le seul moyen de vérifier qu’une nation existe, c’est de s’assurer qu’il existe des gens, assez nombreux, qui estiment lui appartenir. Le nationalisme paraît plus clair à Eric Hobsbawm. C’est une doctrine qui exige, en substance, que l’unité politique et l’unité nationale se recouvrent. En ce sens, la nation est, à ses yeux, indissociable au fond de l’Etat-nation (soit comme réalité, soit comme revendication). De fait, une nation se reconnaît au fait que des gens estiment lui appartenir et veulent défendre (ou instituer) un Etat qui la recouvre. Donc, pour dire les choses simplement, aux yeux d’Eric Hobsbawm, le nationalisme crée la nation – et non l’inverse. Et donc, puisque le nationalisme est un produit de la modernité, la nation (au sens où nous l’entendons aujourd’hui) est une notion moderne.
Beslan: quelques rappels La prise d'otages de Beslan commence le 1er septembre 2004 lorsque des terroristes séparatistes tchétchènes armés prennent des centaines d'enfants et d'adultes en otage dans l'école numéro 1 de Beslan en Ossétie du Nord (fédération de Russie) dans le cadre de la seconde guerre de Tchétchénie. Le 3 septembre après trois jours de siège, la prise d'otages se termine dans un bain de sang. Selon le bilan officiel, il y aurait eu 344 civils tués, dont 186 enfants. En Russie, le 1er septembre est une fête très populaire dans toutes les écoles. Chaque enfant accompagné de ses parents et des membres de sa famille célèbre le « jour de la connaissance ». Après avoir écouté les discours du corps professoral, les plus grands reçoivent des fleurs des plus petits. Cette tradition fut délibérément utilisée par les terroristes pour prendre le maximum de personnes en otage. Les responsables principaux de cette action terroriste semblent être Chamil Bassaïev et Magomet Yevloyev. En effet le 17 septembre, Bassaïev revendique cet acte dans une lettre publiée sur internet. Dans les semaines et mois qui précédent cette attaque, la Fédération de Russie est déjà victime d'une série d'attentats. Le 9 mai 2004, le président tchétchène Akhmad Kadyrov est tué par une bombe, alors qu'il assistait de sa tribune officielle à la parade militaire commémorant à Grozny la victoire de la seconde guerre mondiale. Les 21-22 juin 2004, une vague d'attentats terroristes frappe Nazran, capitale d'Ingouchie. Bilan : 95 morts. Le 24 août 2004 : destruction en vol par des actions-suicide terroristes de deux avions de ligne TU-154 et TU-134 au-dessus de Toula et de Rostov-sur-le-Don, bilan 90 morts. 24 août 2004 toujours, une bombe explose à la station de métro de Moscou Kachirskoïe Chossé , 12 blessés. Le 31 août 2004 enfin, un attentat-suicide commis par une femme terroriste à la station de métro de Moscou Rijskaïa fait 10 morts 50 blessés. L'attentat a été revendiqué par les "Brigades Islambouli ", un groupe mystérieux et assez peu connu jusqu'alors. Et cela avant que le chef de guerre tchétchène Chamil Bassaïev ne le revendique à son tour. Malgré tout cela, la presse occidentale pointe très vite du doigt Vladimir Poutine et se déchaîne sur les forces spéciales russes. Ces dernières sont accusées d'avoir donné un assaut irréfléchi et très mal préparé qui aurait coûté la vie à de nombreux enfants de Beslan. Cette campagne médiatique va finir par occulter la responsabilité des terroristes dans ce drame épouvantable. Dimitri de Kochko, journaliste-réalisateur, président de l'association France-Oural, agacé par les calomnies et les contre-vérités décida donc d'enquêter. Pour Scripto, il a accepté de partager les fruits de son méticuleux travail. M.G
Beslan : halte aux ignobles mensonges !
Henri-Paul Falavigna est président de l'association Solidarité Enfants de Beslan (1). Il a demandé à son ami Dimitri de Kochko, qui s'intéresse de très près à cette tragédie survenue en septembre 2004, de répondre aux questions de Scripto. Dans ce très sombre épisode de l'histoire russe contemporaine, on se rend compte une fois encore, que la réalité est beaucoup plus complexe et difficile à cerner que la présentation extrêmement partiale qu'en fait la presse occidentale. Dimitri de Kochko tente de rétablir la vérité sur les événements de Beslan. Un exercice salutaire et une exigence morale.
Entretien réalisé par Maurice Gendre
Probablement rédigés vers 1865 par un religieux à partir des récits d’un homme rencontré au mont Athos, les « Récits d’un pèlerin russe » sont un des plus grands textes mystiques récents. Il s’agit des notes de voyage d’un voyageur mystique, parcourant la Russie entre 1856 et 1861. Le pèlerin parcourt la Russie des Tsars. Au début du récit, il a, dans son sac, « une Bible, du pain et c’est tout ». Infirme (un bras atrophié), il ne peut travailler de ses mains. Certains détails permettent de déduire que notre homme est un hésychaste – le disciple d’une école qui veut, par le calme, l’ascèse et le silence, parvenir à la parfaite contemplation, et puis à travers elle, retrouver en l’homme la ressemblance divine. Il s’agit d’abolir le péché. Le pèlerin vit dans le dénuement le plus absolu. Il n’a, littéralement, pas une pierre pour poser sa tête. Il marche, et prie – c’est tout. Où va-t-il ? On ne le sait. Peut-être n’a-t-il pas de destination précise. Et s’il en a une, elle est sans importance. Il marche vers la Jérusalem céleste, son voyage est intérieur. S’il regarde autour de lui, c’est uniquement pour voir la Création, progressivement, remonter de la Chute vers le Salut, par la Grâce.
« PS, coulisses d’un jeu de massacre » est un ouvrage d’enquête journalistique consacré aux luttes intestines du parti socialiste. Consacré par qui ? Par deux journalistes, l’un du Figaro, l’autre de France 3. Les journalistes du système parlent des politiciens du système. Voilà le programme. Qu’apprend-on dans « PS, coulisses d’un jeu de massacre » ? D’abord qu’apparemment, au PS, tout le monde gère sa carrière. Untel prend position pour Ségo, l’autre pour Martine, mais Untel et l’autre sont d’accord pour dire qu’au fond, ils pensent la même chose ou à peu près (c'est-à-dire, soyons méchant, rien sur tout). Les « ségolénistes » et les « aubristes » ne se distinguent concrètement que par des choix de carrière – chacun jouant un cheval (une jument, en l’occurrence). Le seul à surnager un peu dans ce cloaque est le représentant de la « gauche » du parti, Hamon – 22 % des voix au congrès, soit la proportion de socialistes qu’il reste au PS. Consternant. Les luttes à l’intérieur du PS s’organisent donc concrètement autour d’écuries, elles mettent aux prises des gangs de carriéristes. Mais ce n’est pas tout : si l’on en croit les journalistes auteurs de « PS, coulisses », les pratiques usuelles dans l’ex-parti de Jean Jaurès relèvent des pires habitudes prêtées, traditionnellement, aux mafias politiciennes d’extrême droite : clientélisme véreux, bourrage d’urnes, etc. Au parti de la rose, ça ne sent pas… la rose. Autre trait marquant dans la description proposée : la féminisation du PS a engendré, outre un phénomène ambigu de guerre des sexes larvée, une forte propension à l’intrigue (les hommes aiment le combat, les femmes aiment intriguer). Par moment, quand on lit « PS, coulisses », on se demande si on ne parcourt pas par erreur le synopsis d’un feuilleton brésilien (vacheries, réconciliations, re-vacheries, etc.). L’impression générale est qu’au consternant se mêle irrémédiablement le grotesque. Enfin, dernier trait marquant de « PS, coulisses », l’absence presque complète de mise en perspective proprement politique. Barotte et Rigaud ont réussi l’exploit d’écrire 235 pages sur le Parti Socialiste sans presque jamais évoquer la question du programme politique (de son contenu, en tout cas). A croire que pour les journalistes des grands médias, la politique n’est plus qu’une question de carrières – la lutte des places, pas la lutte des classes. A croire que pour ces journalistes qui vivent au rythme du microcosme politicard, le réel politique, la vie de la Cité proprement dite, c’est négligeable. La seule question, c’est : qui aura la plus grosse voiture de fonction. « PS, coulisses » : plongée au cœur d’une décadence radicale.
Sujet tabou, l'immigration représente un enjeu majeur, tant au niveau infra que superstructurel. Sans ambage, le démographe Jean-Paul Gourévitch s'emploie dans ce petit livre technique à démêler le vrai du faux afin de sortir des discours partisans et de leurs syllogismes simplistes. A travers ce travail, c'est à une étude de l'ensemble de la communauté étrangère que se livre l'auteur. Dans tout ce qui a trait aux migrations, l'Etat paie les dépenses et encaisse les bénéfices. Les coûts sont matériels et immatériels. Toutefois, les problèmes de terminologie sont nombreux et la distinction difficile (doit-on parler de déplacés ou de réfugiés ?), sans oublier la teinte politico-idéologique, comme avec le clandestin / sans-papier, qui est juridiquement un étranger illégal. Par ailleurs, la reconduite à la frontière se distingue de l'expulsion (intérêt d'ordre public). Les migrants en situation irrégulière représentent des coûts de prise en charge, d'hébergement, de prestations sociales et médicales. La régularisation entraîne des bénéfices pour l'exercice d'un travail déclaré, un déficit si l'immigration est familiale avec versement des prestations correspondantes. Les dispositifs de recherche sont multiples : INSEE, INED, OFII, AGDREF, fichier Grégoire, OFPRA, Ministère de la Justice. Les conflits de procédures de recueil de données sont nombreux, et non dénués d'idéologie (pour ou contre les statistiques ethniques ?). Même le recensement de l'INSEE est imprécis, avec une marge d'erreur de 900 000 à 1,8 million de personnes. Ce que l’on croit savoir : les entrants légaux seraient 215 000 chaque année, à quoi s’ajoutent 15 000 réfugiés. Les illégaux, entrants comme sortants, sont inconnus, notamment à cause de la libre circulation dans l'espace Schengen, dont le dispositif de comptage ne sera effectif qu'en 2015. Quant aux naissances, selon Tribalat et Bourcier de Carlon, de l'INED, la France est en excédent (2,1 enfants par femme), par le jeu de la natalité de l'immigration, car sans elle, la métropole tomberait à 1,71. Les Contribuables associés et l'INSEE ont pour leur part établi que les familles immigrés comptent en moyenne 3,2 personnes, contre 2,4 pour l'ensemble de la France. Mais quelle fiabilité accorder à ces chiffres ?
Poursuivons notre enquête : que disaient les antifascistes, à l’époque où ce terme désignait de bons auteurs ? – et non (comme désormais) une bande d’ahuris dissimulant leurs fantasmes fascisants derrière leur négation de façade. Norbert Elias, toujours. Après « la société des individus », voici « conscience de soi et image de l’homme ».
L'initiation à l'iconographie chrétienne d'Occident et lecture d'une icône.
Le dogme à travers une image.
Tous les samedis à 18h15
Centre culturel Saint-Paul 12 rue Saint Joseph 75002 Paris Métro Bonne-Nouvelle, Grands Boulevards ou Sentier. Pour des renseignements complémentaires : 09 50 20 40 22 Accueil du centre Saint-Paul Grands choix de livres en sciences religieuses, littérature, Histoire Ouverture : du mardi au samedi de 12h à 19h et le dimanche de 10h à 13h30 et de 17h à 20h.
Les « armes secrètes de la CIA » est un livre grand-public de Gordon Thomas. On n’y trouve pas de révélations fracassantes sur les activités récentes de l’agence de renseignement américaine. Mais l’ouvrage est tout de même intéressant, parce que Thomas, à défaut d’avoir accès à des renseignements récents, a fait un solide travail de recherche sur ce qu’on sait du passé : à savoir, principalement, les « exploits » de la CIA dans les années 50 – et, donc, cela donne une idée de ce qui a pu se passer depuis, et que pour l’instant nous ne savons pas.
Parmi les critiques de la « personnalité autoritaire » et les opposants historiques au nazisme, on trouve de véritables penseurs, qui regarderaient sans doute avec stupeur et dégoût leurs descendants tardifs, nos « antifas » contemporains. Il est important de leur rendre justice : ce n’est pas parce que leur pensée a été recyclée par le mou totalitarisme contemporain, ce n’est pas parce que leurs élèves semblent désormais se donner pour tâche de caricaturer leurs idées jusqu’à les rendre méconnaissables, qu’il faut ignorer leur critique, parfois juste, presque toujours intéressante. Parmi eux, Norbert Elias. Voici, par exemple, un de ses écrits les plus emblématiques : « La société des individus ».
A la demande de certains visiteurs qui ne parvenaient pas à lire les fichiers son, nous avons porté en vidéo les émissions de Michel Drac sur Radio Notre Dame.
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Le christianisme systématiquement tu attaqueras et la pensée grecque tu n'étudieras pas.


































