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Notes sur oeuvres - Histoire
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Après « nations et nationalismes », d’Eric Hobsbawm, voici une vision complètement différente : celle de Jean Lestocquoy, dans une étude menée par un patriote chargé de recherche au CNRS, quand ce n'était pas encore un oxymore – date de publication : 1968.

Il peut être intéressant de lire cette étude, à la lumière des constats d’Hobsbawm – à la fois pour comprendre ce qu’Hobsbawm a raté (la nation comme outil de la souveraineté) et ce que Lestocquoy a manqué (la nation, étape dépassée par la marche en avant du capitalisme globalisé). Quand un réactionnaire, qui ne comprend pas pourquoi sa réaction est passée de mode chez les puissants, et un progressiste, qui ne comprend pas pourquoi son progressisme est devenu curieusement compatible avec les stratégies des puissants, s’éclairent mutuellement…

 
Notes sur oeuvres - Histoire
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« Nations et nationalisme » est un recueil de conférences prononcées par l’historien Eric Hobsbawm en 1985.

Pour Hobsbawm, la nation est un mystère. Tant qu’on ne nous demande pas ce que c’est, nous le savons. Dès qu’on nous le demande, ça devient beaucoup moins évident. Aucune définition de « la nation » n’est valable pour toutes les nations et à toutes les époques – et certaines nations n’ont même pas de définition spécifique à un instant « T » : elles existent, mais personne n’arrive à dire ce qu’elles sont. En fait, le seul moyen de vérifier qu’une nation existe, c’est de s’assurer qu’il existe des gens, assez nombreux, qui estiment lui appartenir.

Le nationalisme paraît plus clair à Eric Hobsbawm. C’est une doctrine qui exige, en substance, que l’unité politique et l’unité nationale se recouvrent. En ce sens, la nation est, à ses yeux, indissociable au fond de l’Etat-nation (soit comme réalité, soit comme revendication). De fait, une nation se reconnaît au fait que des gens estiment lui appartenir et veulent défendre (ou instituer) un Etat qui la recouvre. Donc, pour dire les choses simplement, aux yeux d’Eric Hobsbawm, le nationalisme crée la nation – et non l’inverse. Et donc, puisque le nationalisme est un produit de la modernité, la nation (au sens où nous l’entendons aujourd’hui) est une notion moderne.

 
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Crises de Sens - Titre

 

 
Rencontres - Les intervenants externes
reticule

Beslan: quelques rappels

La prise d'otages de Beslan commence le 1er septembre 2004 lorsque des terroristes séparatistes tchétchènes armés prennent des centaines d'enfants et d'adultes en otage dans l'école numéro 1 de Beslan en Ossétie du Nord (fédération de Russie) dans le cadre de la seconde guerre de Tchétchénie.

Le 3 septembre après trois jours de siège, la prise d'otages se termine dans un bain de sang. Selon le bilan officiel, il y aurait eu 344 civils tués, dont 186 enfants.

En Russie, le  1er septembre est une fête très populaire dans toutes les écoles. Chaque enfant accompagné de ses parents et des membres de sa famille célèbre le « jour de la connaissance ». Après avoir écouté les discours du corps professoral, les plus grands reçoivent des fleurs des plus petits. Cette tradition fut délibérément utilisée par les terroristes pour prendre le maximum de personnes en otage.

Les responsables principaux de cette action terroriste semblent être Chamil Bassaïev et Magomet Yevloyev. En effet le 17 septembre, Bassaïev revendique cet acte dans une lettre publiée sur internet.

Dans les semaines et mois qui précédent cette attaque, la Fédération de Russie est déjà victime d'une série d'attentats. Le 9 mai 2004, le président tchétchène Akhmad Kadyrov est tué par une bombe, alors qu'il assistait de sa tribune officielle à la parade militaire commémorant à Grozny la victoire de la seconde guerre mondiale. Les 21-22 juin 2004, une vague d'attentats terroristes frappe Nazran, capitale d'Ingouchie. Bilan : 95 morts. Le 24 août 2004 : destruction en vol par des actions-suicide terroristes de deux avions de ligne TU-154 et TU-134 au-dessus de Toula et de Rostov-sur-le-Don, bilan 90 morts. 24 août 2004 toujours, une bombe explose à la station de métro de Moscou Kachirskoïe Chossé , 12 blessés. Le 31 août 2004 enfin, un attentat-suicide commis par une femme terroriste à la station de métro de Moscou Rijskaïa fait 10 morts 50 blessés. L'attentat a été revendiqué par les "Brigades Islambouli ", un groupe mystérieux et assez peu connu jusqu'alors. Et cela avant que le chef de guerre tchétchène Chamil Bassaïev ne le revendique à son tour.

Malgré tout cela, la presse occidentale pointe très vite du doigt Vladimir Poutine et se déchaîne sur les forces spéciales russes. Ces dernières sont accusées d'avoir donné un assaut irréfléchi et très mal préparé qui aurait coûté la vie à de nombreux enfants de Beslan. Cette campagne médiatique va finir par occulter la responsabilité des terroristes dans ce drame épouvantable.

Dimitri de Kochko, journaliste-réalisateur, président de l'association France-Oural, agacé par les calomnies et les contre-vérités décida donc d'enquêter. Pour Scripto, il a accepté de partager les fruits de son méticuleux travail.

M.G


Beslan : halte aux ignobles mensonges !

Henri-Paul Falavigna est président de l'association Solidarité Enfants de Beslan (1). Il a demandé à son ami Dimitri de Kochko, qui s'intéresse de très près à cette tragédie survenue en septembre 2004, de répondre aux questions de Scripto.

Dans ce très sombre épisode de l'histoire russe contemporaine, on se rend compte une fois encore, que la réalité est beaucoup plus complexe et difficile à cerner que la présentation extrêmement partiale qu'en fait la presse occidentale. Dimitri de Kochko tente de rétablir la vérité sur les événements de Beslan.

Un exercice salutaire et une exigence morale.

Entretien réalisé par Maurice Gendre

 
Notes sur oeuvres - Philosophie
lunenoire

Probablement rédigés vers 1865 par un religieux à partir des récits d’un homme rencontré au mont Athos, les « Récits d’un pèlerin russe » sont un des plus grands textes mystiques récents. Il s’agit des notes de voyage d’un voyageur mystique, parcourant la Russie entre 1856 et 1861.

Le pèlerin parcourt la Russie des Tsars. Au début du récit, il a, dans son sac, « une Bible, du pain et c’est tout ». Infirme (un bras atrophié), il ne peut travailler de ses mains. Certains détails permettent de déduire que notre homme est un hésychaste – le disciple d’une école qui veut, par le calme, l’ascèse et le silence, parvenir à la parfaite contemplation, et puis à travers elle, retrouver en l’homme la ressemblance divine. Il s’agit d’abolir le péché.

Le pèlerin vit dans le dénuement le plus absolu. Il n’a, littéralement, pas une pierre pour poser sa tête. Il marche, et prie – c’est tout. Où va-t-il ? On ne le sait. Peut-être n’a-t-il pas de destination précise. Et s’il en a une, elle est sans importance. Il marche vers la Jérusalem céleste, son voyage est intérieur. S’il regarde autour de lui, c’est uniquement pour voir la Création, progressivement, remonter de la Chute vers le Salut, par la Grâce.

 
Notes sur oeuvres - Politique
parti-socialiste

« PS, coulisses d’un jeu de massacre » est un ouvrage d’enquête journalistique consacré aux luttes intestines du parti socialiste. Consacré par qui ? Par deux journalistes, l’un du Figaro, l’autre de France 3. Les journalistes du système parlent des politiciens du système. Voilà le programme.

Qu’apprend-on dans « PS, coulisses d’un jeu de massacre » ?

D’abord qu’apparemment, au PS, tout le monde gère sa carrière. Untel prend position pour Ségo, l’autre pour Martine, mais Untel et l’autre sont d’accord pour dire qu’au fond, ils pensent la même chose ou à peu près (c'est-à-dire, soyons méchant, rien sur tout). Les « ségolénistes » et les « aubristes » ne se distinguent concrètement que par des choix de carrière – chacun jouant un cheval (une jument, en l’occurrence). Le seul à surnager un peu dans ce cloaque est le représentant de la « gauche » du parti, Hamon – 22 % des voix au congrès, soit la proportion de socialistes qu’il reste au PS. Consternant.

Les luttes à l’intérieur du PS s’organisent donc concrètement autour d’écuries, elles mettent aux prises des gangs de carriéristes. Mais ce n’est pas tout : si l’on en croit les journalistes auteurs de « PS, coulisses », les pratiques usuelles dans l’ex-parti de Jean Jaurès relèvent des pires habitudes prêtées, traditionnellement, aux mafias politiciennes d’extrême droite : clientélisme véreux, bourrage d’urnes, etc. Au parti de la rose, ça ne sent pas… la rose.

Autre trait marquant dans la description proposée : la féminisation du PS a engendré, outre un phénomène ambigu de guerre des sexes larvée, une forte propension à l’intrigue (les hommes aiment le combat, les femmes aiment intriguer). Par moment, quand on lit « PS, coulisses », on se demande si on ne parcourt pas par erreur le synopsis d’un feuilleton brésilien (vacheries, réconciliations, re-vacheries, etc.). L’impression générale est qu’au consternant se mêle irrémédiablement le grotesque.

Enfin, dernier trait marquant de « PS, coulisses », l’absence presque complète de mise en perspective proprement politique. Barotte et Rigaud ont réussi l’exploit d’écrire 235 pages sur le Parti Socialiste sans presque jamais évoquer la question du programme politique (de son contenu, en tout cas). A croire que pour les journalistes des grands médias, la politique n’est plus qu’une question de carrières – la lutte des places, pas la lutte des classes. A croire que pour ces journalistes qui vivent au rythme du microcosme politicard, le réel politique, la vie de la Cité proprement dite, c’est négligeable. La seule question, c’est : qui aura la plus grosse voiture de fonction.

« PS, coulisses » : plongée au cœur d’une décadence radicale.

 
Notes sur oeuvres - Economie
marianne_voile

Sujet tabou, l'immigration représente un enjeu majeur, tant au niveau infra que superstructurel. Sans ambage, le démographe Jean-Paul Gourévitch s'emploie dans ce petit livre technique à démêler le vrai du faux afin de sortir des discours partisans et de leurs syllogismes simplistes. A travers ce travail, c'est à une étude de l'ensemble de la communauté étrangère que se livre l'auteur.

Dans tout ce qui a trait aux migrations, l'Etat paie les dépenses et encaisse les bénéfices. Les coûts sont matériels et immatériels. Toutefois, les problèmes de terminologie sont nombreux et la distinction difficile (doit-on parler de déplacés ou de réfugiés ?), sans oublier la teinte politico-idéologique, comme avec le clandestin / sans-papier, qui est juridiquement un étranger illégal. Par ailleurs, la reconduite à la frontière se distingue de l'expulsion (intérêt d'ordre public). Les migrants en situation irrégulière représentent des coûts de prise en charge, d'hébergement, de prestations sociales et médicales. La régularisation entraîne des bénéfices pour l'exercice d'un travail déclaré, un déficit si l'immigration est familiale avec versement des prestations correspondantes.

Les dispositifs de recherche sont multiples : INSEE, INED, OFII, AGDREF, fichier Grégoire, OFPRA, Ministère de la Justice. Les conflits de procédures de recueil de données sont nombreux, et non dénués d'idéologie (pour ou contre les statistiques ethniques ?). Même le recensement de l'INSEE est imprécis, avec une marge d'erreur de 900 000 à 1,8 million de personnes. Ce que l’on croit savoir : les entrants légaux seraient 215 000 chaque année, à quoi s’ajoutent 15 000 réfugiés. Les illégaux, entrants comme sortants, sont inconnus, notamment à cause de la libre circulation dans l'espace Schengen, dont le dispositif de comptage ne sera effectif qu'en 2015. Quant aux naissances, selon Tribalat et Bourcier de Carlon, de l'INED, la France est en excédent (2,1 enfants par femme), par le jeu de la natalité de l'immigration, car sans elle, la métropole tomberait à 1,71. Les Contribuables associés et l'INSEE ont pour leur part établi que les familles immigrés comptent en moyenne 3,2 personnes, contre 2,4 pour l'ensemble de la France. Mais quelle fiabilité accorder à ces chiffres ?

 
Actu Scripto - Actualité des amis du site

 

AFRIQUEDUSUD

 

 
Notes sur oeuvres - Sociologie
elias

Poursuivons notre enquête : que disaient les antifascistes, à l’époque où ce terme désignait de bons auteurs ? – et non (comme désormais) une bande d’ahuris dissimulant leurs fantasmes fascisants derrière leur négation de façade.

Norbert Elias, toujours. Après « la société des individus », voici « conscience de soi et image de l’homme ».

 
Actu Scripto - Actualité des amis du site

 

L'initiation à l'iconographie chrétienne d'Occident et lecture d'une icône.

 

Le dogme à travers une image.

 

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Tous les samedis à 18h15

Centre culturel Saint-Paul

12 rue Saint Joseph
75002 Paris

Métro Bonne-Nouvelle, Grands Boulevards ou Sentier.

Pour des renseignements complémentaires : 09 50 20 40 22

Accueil du centre Saint-Paul
Grands choix de livres en sciences religieuses, littérature, Histoire
Ouverture : du mardi au samedi de 12h à 19h et le dimanche de 10h à 13h30 et de 17h à 20h.

 

 
Notes sur oeuvres - Histoire
flag

Les « armes secrètes de la CIA » est un livre grand-public de Gordon Thomas. On n’y trouve pas de révélations fracassantes sur les activités récentes de l’agence de renseignement américaine. Mais l’ouvrage est tout de même intéressant, parce que Thomas, à défaut d’avoir accès à des renseignements récents, a fait un solide travail de recherche sur ce qu’on sait du passé : à savoir, principalement, les « exploits » de la CIA dans les années 50 – et, donc, cela donne une idée de ce qui a pu se passer depuis, et que pour l’instant nous ne savons pas.

 
Notes sur oeuvres - Sociologie
elias

Parmi les critiques de la « personnalité autoritaire » et les opposants historiques au nazisme, on trouve de véritables penseurs, qui regarderaient sans doute avec stupeur et dégoût leurs descendants tardifs, nos « antifas » contemporains. Il est important de leur rendre justice : ce n’est pas parce que leur pensée a été recyclée par le mou totalitarisme contemporain, ce n’est pas parce que leurs élèves semblent désormais se donner pour tâche de caricaturer leurs idées jusqu’à les rendre méconnaissables, qu’il faut ignorer leur critique, parfois juste, presque toujours intéressante.

Parmi eux, Norbert Elias. Voici, par exemple, un de ses écrits les plus emblématiques : « La société des individus ».

 
Actu Scripto - Actualité des amis du site

A la demande de certains visiteurs qui ne parvenaient pas à lire les fichiers son, nous avons porté en vidéo les émissions de Michel Drac sur Radio Notre Dame.


 

 
Notes sur oeuvres - Philosophie
obese

Philosophe libéral, Philippe Nemo a rédigé, il y a quelques années, un petit ouvrage intitulé : « Qu’est-ce que l’Occident ? ».

On peut évidemment ne pas adhérer à sa définition. Et, comme on le verra plus loin, il y a même d’excellentes raisons pour ça. Il n’en reste pas moins qu’il est intéressant de savoir de quoi l’on parle, quand on parle de « l’Occident » des libéraux.

Note de lecture, donc.

 
Vidéos - Les vidéos du site

 

 

 
Actu Scripto - Actualité des amis du site

 

 

 
Actu Scripto - Actualité des amis du site

 

maitre-houlchik 06.05

 

 
Notes sur oeuvres - Politique

aristoteClassique de la pensée conservatrice : la Politique d’Aristote.

Ci-dessous un rapide résumé, parce qu’on ne peut pas parler du conservatisme, en bien ou en mal, tant qu’on ne connaît pas ce texte.

 
Billets d'auteur - Humour

teloche

Nous constatons depuis deux jours de très forts chiffres de fréquentation sur notre modeste blog. D'habitude, nous tournons à 1000 visites par jour, et là, on tutoie soudain les 2000 visites. Un rapide examen de l'origine de nos visiteurs nous confirme que ce ressaut provient presque exclusivement d'un afflux soudain en provenance du site Dies Irae. Merci, donc, à Dies Irae de nous faire figurer en lien (et, accessoirement, merci à Rance Deux pour la pub gratuite apportée par son émission "Les infiltrés").

Nous en profitons pour signaler aux visiteurs qui se livreraient à une plongée exploratoire dans le domaine effrayant des terribles milices fâââchistes prêtes à déferler sur la France (cf. la vision du monde de Rance Deux), qu'ils doivent impérativement lire certains bouquins publiés sur ce site, en particulier "Eurocalypse" (Anticipation : 2038, un groupe de dissidents s'organise pour survivre à l'explosion du modèle 'eurocorporatif'), "Vendetta" (roman noir : un chômeur organise une version remix d'Action Directe) et "Conte Barbare" (Conte philosophique : dans un temps imaginaire, un petit peuple résiste à un Empire). Nous avons moins d'imagination que "Les infiltrés", mais notre documentation est plus solide...

PS : si quelqu'un de Rance Deux lit ce blog, pourrait-on connaître le programme de vos émissions consacrées au péril milicien ? C'est juste pour vérifier nos liens. Entre auteurs de fiction, on doit se soutenir !

 
Notes sur oeuvres - Philosophie
benoist

Qu’est-ce que l’idéologie libérale ?

Alain de Benoist (AdB) commence par préciser que ce n’est pas un corpus unitaire. C’est une école, organisée autour d’une doctrine économique (le marché autorégulateur), dont découle une vision politique adaptée au déploiement de ladite doctrine – et c’est, aussi, une anthropologie de type individualiste.

De quoi l’idéologie libérale est-elle l’adversaire obligée ?

Marché et individu ont en commun leur incompatibilité avec toute forme d’identité collective : le Marché a besoin des individus pour imposer la monnaie comme seul support de l’échange, et seule l’abolition au moins partielle de l’identité collective fabrique l’individu.

 
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