| Notes sur oeuvres - Histoire |
Les « armes secrètes de la CIA » est un livre grand-public de Gordon Thomas. On n’y trouve pas de révélations fracassantes sur les activités récentes de l’agence de renseignement américaine. Mais l’ouvrage est tout de même intéressant, parce que Thomas, à défaut d’avoir accès à des renseignements récents, a fait un solide travail de recherche sur ce qu’on sait du passé : à savoir, principalement, les « exploits » de la CIA dans les années 50 – et, donc, cela donne une idée de ce qui a pu se passer depuis, et que pour l’instant nous ne savons pas.
Parmi les critiques de la « personnalité autoritaire » et les opposants historiques au nazisme, on trouve de véritables penseurs, qui regarderaient sans doute avec stupeur et dégoût leurs descendants tardifs, nos « antifas » contemporains. Il est important de leur rendre justice : ce n’est pas parce que leur pensée a été recyclée par le mou totalitarisme contemporain, ce n’est pas parce que leurs élèves semblent désormais se donner pour tâche de caricaturer leurs idées jusqu’à les rendre méconnaissables, qu’il faut ignorer leur critique, parfois juste, presque toujours intéressante. Parmi eux, Norbert Elias. Voici, par exemple, un de ses écrits les plus emblématiques : « La société des individus ».
A la demande de certains visiteurs qui ne parvenaient pas à lire les fichiers son, nous avons porté en vidéo les émissions de Michel Drac sur Radio Notre Dame.
Philosophe libéral, Philippe Nemo a rédigé, il y a quelques années, un petit ouvrage intitulé : « Qu’est-ce que l’Occident ? ». On peut évidemment ne pas adhérer à sa définition. Et, comme on le verra plus loin, il y a même d’excellentes raisons pour ça. Il n’en reste pas moins qu’il est intéressant de savoir de quoi l’on parle, quand on parle de « l’Occident » des libéraux. Note de lecture, donc.
Ci-dessous un rapide résumé, parce qu’on ne peut pas parler du conservatisme, en bien ou en mal, tant qu’on ne connaît pas ce texte.
Nous en profitons pour signaler aux visiteurs qui se livreraient à une plongée exploratoire dans le domaine effrayant des terribles milices fâââchistes prêtes à déferler sur la France (cf. la vision du monde de Rance Deux), qu'ils doivent impérativement lire certains bouquins publiés sur ce site, en particulier "Eurocalypse" (Anticipation : 2038, un groupe de dissidents s'organise pour survivre à l'explosion du modèle 'eurocorporatif'), "Vendetta" (roman noir : un chômeur organise une version remix d'Action Directe) et "Conte Barbare" (Conte philosophique : dans un temps imaginaire, un petit peuple résiste à un Empire). Nous avons moins d'imagination que "Les infiltrés", mais notre documentation est plus solide... PS : si quelqu'un de Rance Deux lit ce blog, pourrait-on connaître le programme de vos émissions consacrées au péril milicien ? C'est juste pour vérifier nos liens. Entre auteurs de fiction, on doit se soutenir !
Qu’est-ce que l’idéologie libérale ? Alain de Benoist (AdB) commence par préciser que ce n’est pas un corpus unitaire. C’est une école, organisée autour d’une doctrine économique (le marché autorégulateur), dont découle une vision politique adaptée au déploiement de ladite doctrine – et c’est, aussi, une anthropologie de type individualiste. De quoi l’idéologie libérale est-elle l’adversaire obligée ? Marché et individu ont en commun leur incompatibilité avec toute forme d’identité collective : le Marché a besoin des individus pour imposer la monnaie comme seul support de l’échange, et seule l’abolition au moins partielle de l’identité collective fabrique l’individu.
(publication initiale : GÉOPOLINTEL)
JMV - Quelles conséquences le tragique accident aérien de Katyn qui a couté la vie à l’élite polonaise d’obédience atlantiste, auront-elles sur les relations russo-polonaises ? Michel Drac – A mon humble avis, ce n’est qu’une péripétie. L’évolution géopolitique de la Pologne, comme celle de n’importe quel Etat, est prédéterminée, en amont des décisions gouvernementales, par un système de contraintes économiques et stratégiques. Disons que le renouvellement forcé des élites polonaises va probablement accélérer les mutations futures du positionnement polonais, mais l’évolution de fond sera peu affectée. Ce n’est qu’une question de tempo.
Nous allons, à l'avenir, proposer de petites vidéos exportables de présentation de nos ouvrages. L'idée est de nous faire connaître via le web, sachant que les gens n'hésitent pas à visionner une vidéo de deux ou trois minutes... et cela peut les amener à s'intéresser au bouquin derrière ! Si vous appréciez notre travail, n'hésitez surtout pas à reprendre ces vidéos sur blogs ou forums. C'est fait pour.
Ouvrant le cycle barrésien du « Roman de l'énergie nationale » (suivi de L'Appel au Soldat puis de Leurs Figures), Les Déracinés, oeuvre en deux tomes, est un roman éminemment social. Ecrit par l'un de nos premiers penseurs nationalistes, Académicien de surcroît – à l'ère permienne antégiscardienne où ce titre avait encore une quelconque légitimité, – il est aussi et surtout un portrait, ou plutôt une critique acerbe, contre la République, ses vices, ses excès, ses fondements et un requiem pour les destins qui viennent s'y briser. L'intrigue : des élèves d'une classe de terminale dans un lycée lorrain, en 1879. Turbulents dans les autres cours, ils sont cependant séduits par le charisme de leur professeur de philosophie, Bouteiller, proche de Gambetta. La fin de l'année scolaire advenue, Bouteiller incite les futurs bacheliers à poursuivre leurs études à Paris. Galvanisés, les jeunes hommes cèdent à la tentation et à l'avenir brillant promis par la capitale. Pour certains, ascension sociale et carrière prometteuse seront à portée de main ; pour d'autres, le décalage entre le rêve et la réalité tournera d'abord au cauchemar, puis au tragique.
Au début du XVIII° siècle, la France est encore la puissance dominante de l’Europe, mais elle est en train de perdre sa position, au profit de l’Angleterre. Après la Guerre de Sept Ans, cette bascule du pouvoir à l’échelle continentale est un fait acquis. Il en a coûté six décennies de guerre presque ininterrompue, tantôt sur mer, tantôt sur terre, parfois à l’ouest du continent, parfois à l’est. L’Europe en sort comme un système désarticulé, mais qui fait encore système, jusque dans l’affrontement de ses composantes. Cette situation engendre une nostalgie de l’unité, nostalgie qui constitue la toile de fond des « Lumières » : puisque l’ordre des vieilles monarchies chrétiennes échoue à être ordre, totalement et durablement, il faut qu’un autre ordre survienne, appuyé sur d’autres représentations structurantes. Ce mouvement de réflexion métapolitique avant tout, né dans les élites, va se combiner avec les révoltes sociales et économiques pour approcher progressivement une idée nouvelle : le patriotisme. Le concept lui-même est arrivé en Europe depuis la jeune Amérique, où il se développe à partir de 1770. Il traduit en profondeur un système de pensée assurant la collaboration entre les élites bourgeoises et les masses populaires – précisément ce dont les élites européennes des « Lumières » avaient besoin, pour prendre appui sur le peuple et, grâce à lui, imposer un ordre de substitution à l’ordre défaillant des monarchies de droit divin. « L’Europe des patriotes » est donc le produit d’une hybridation idéologique complexe, associant un projet géopolitique (l’alliance européenne des classes « éclairées »), un projet politique (la révolte du Tiers-Etat) et un autre projet politique d’importation (l’indépendance américaine). Etudier cette hybridation est instructif, parce que notre monde occidental contemporain en est l’enfant, mais aussi, et surtout, parce qu’elle permit une victoire politique de portée historique. Révolution, mode d’emploi.
Un rapide résumé de l’ouvrage consacré par Alain de Benoist à la question identitaire. En quelques pages, les idées-forces. Pourquoi la question de l’identité ?La question identitaire émergea dans la modernité et l'avènement du subjectivisme, lorsque l'identité individuelle prit le pas sur l'identité collective, séparation initiée par la tentative homogénéisante de l'Etat-nation occidental en rupture avec les ordres fixes de la Grèce antique et du Moyen Âge. La question de l'identité se pose alors, « en réaction à la dissolution des liens sociaux et à l'éradication des repères induites par la modernité, transformant l'homme en « personne » supposée dotée d'une identité propre ». Notre histoire est celle d'une individualisation progressive : de l'intériorisation chrétienne au cartésianisme, puis de Locke refusant l'impératif de la tradition au nom du « progrès » à la Réforme. La « vie bonne » aristotélicienne est remplacée par la « vie ordinaire » (recherche du bonheur privée et biens matériels), jusqu'à la sacralisation de la vie privée, dans les sentiments comme valeurs essentielles. En réaction, un réflexe naturaliste et organiciste voit le jour : Rousseau pose la question de l'identité comme réalisation de soi par la dialectique sujet / nature, et l'expressivisme de Herder postule cette réalisation par la différenciation et la valorisation des différences, d'individu à individu mais aussi de peuple à peuple, aboutissant à la notion de culture nationale et d'« esprit populaire » (Volksgeist) : l'universalisme n'est possible que par le particulier, l'enracinement qui nous différencie. Pour de Benoist, c'est à partir de cette réaction que s'est réellement posée la question identitaire : « pour me réaliser, je dois me trouver, et pour me trouver je dois savoir en quoi réside mon identité ».
Un peu de philo pour une fois. Il faut savoir prendre du recul. Les diverses chapelles de la dissidence opposée au système contemporain ont l’habitude d’employer ce terme, « le système », pour décrire ce qu’elles combattent. Curieusement, pourtant, le terme reste indéfini. C’est une chose qu’on voit agir, mais dont l’essence échappe à l’analyse. Qu’est-ce que le système ? Je propose une réponse, à travers un texte de Martin Heidegger : « Science et méditation ».
L’actualité récente laisse une étrange impression : on dirait que le hasard malicieux se mêle de l’époque pour souligner les faits que le brouhaha médiatique est chargé de dissimuler. Peut-être pour satisfaire un Vulcain malicieux, voilà que les volcans islandais s’y mettent : comme pour venger l’île du nord pillée par les prédateurs de la finance mondialisée, ils viennent de cracher dans l’atmosphère un épais nuage annonciateur de troubles, qui se répand maintenant sur l’Europe, après avoir – signe des Dieux – survoler Londres et son orgueilleuse City. Le plus allumé de nos romanciers de science-fiction aurait-il risqué semblable scénario ?
C'est beau quand il parle, notre Montagne Sainte Geneviève de la Pensée. C'est encore plus beau quand il agit. Il disait ça, personne au bord de la route, le Phare du Pays Sublime, en causant des chômeurs en fin de droit. Va y en avoir une sacrée palanquée sous peu, vu que ça fait plus d'un an que « la crise » a commencé. Du coup, ça fait sale dans le décor. Qu'au pays des drouâdlôms et du pinard réunis, on se paye un taux de pauvreté tendance Bulgarie reculée, ça la fout mal. Au train où on est parti, on va bientôt doubler la Russie et l'Iran dans la course à qui c'est qu'a le plus de mecs qui dorment dans la rue, qui bouffent pas à leur faim et qui peuvent pas se payer de chaussures neuves alors ils mettent du papier journal dedans quand il y un trou à la semelle. Mince, faudrait savoir : on est la Roumélie septentrionale ou la Grande Nation des Pôles d'Excellence où les mecs ils bossent plus pour gagner plus ? Bref, notre Everest de la Sérénité a tranché : « nous ne laisserons personne sur le bord de la route ».
Cette fois, on s'éloigne de l'économie proprement dite. On questionne le système sur le fond : il faut s'éloigner de l'économie-monde, et se demander si l'économie peut être un monde en soi. Conclusion : si notre système est en crise, c'est parce qu'il est en lui-même devenu une crise. C'est une machine, qui poursuit des finalités ne renvoyant plus qu'à leur propre enchaînement. Il y a encore un pilote dans l'avion, mais c'est un somnambule. Pour commander et/ou lire la quatrième de couverture : cliquez ici Un extrait ? Voir ci-dessous le chapitre 7...
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Classique de la pensée conservatrice : la Politique d’Aristote.
Entretien avec Michel Drac
« Ces trop jeunes destructeurs de soi-même aspirent à se délivrer de leur vraie nature, à se déraciner. »
« L’Europe des patriotes » est une thèse d’Histoire, publiée par les PUF et d’une très grande qualité. Intéressant : comment a-t-on incubé les réseaux qui débouchèrent sur la Révolution Française ?
« Nous ne laisserons personne sur le bord de la route, » qu'il a dit notre grand Conducator Nicolaï Sarkozysco. Il visitait un « pôle emploi », et il a dit comme ça : « personne au bord de la route ». 
































