Que faut-il retenir du cinéma américain des trente dernières années ?
Fort peu au final.
Pourtant quelques très rares réalisateurs et/ou scénaristes ont permis à la machine hollywoodienne (ou ce qui est située à sa marge) d'être toujours juchée sur le sommet du monde.
On pense à la virtuosité et à la radicalité de David Fincher, à la flamboyance de Darren Aronofsky, à la noirceur de Christopher Nolan, au génie visionnaire d'Andrew Niccol, à la poésie ensorcelante de Sam Mendes, à l'intelligence époustouflante et à la drôlerie des frères Coen, à l'émotion qui se dégage de quelques grands films de Clint Eastwood ou encore au "tragédien grec" James Gray.
Dans cette courte liste, on oublie trop souvent un autre cinéaste qui aura marqué de son empreinte les trente dernières années, et ce, malgré une filmographie inégale : Spike Lee.
Un "Spike Lee joint" c'est au minimum toujours une surprise, un art assumé du contre-pied, une gifle en pleine figure administrée avec maestria.
Ses films les plus marquants : le génial Do the right thing, le très injustement méconnu et pourtant formidable The very black show-Bamboozled et enfin son chef d'oeuvre The 25 th hour (lamentablement traduit en français par 24 heures avant la nuit...).
Ce long-métrage offre probablement un des moments les plus intenses et les plus forts du 7ème art des trois décennies écoulées.
Cinq minutes de haine pure.
Cinq minutes qui seront ensuite contrebalancées par la scène finale de The 25th hour.
Voici cette séquence en VO intégrale puis en français.